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«La Mauritanie D’Abord » prépare un forum sur le «Tourisme intérieur» à Atar

Du 7 au 9 août 2020 se tiendra à Atar, Capitale de l’Adrar, un forum national pour le développement du tourisme local. Organisée par l’initiative «La Mauritanie D’Abord » sous la houlette de sa présidente, Mme Seyide Mint Yenge, la manifestation regroupera l’ensemble des acteurs du secteur touristique en Mauritanie.

En prélude au forum sur le «Tourisme intérieur» qui se tiendra les 7, 8 et 9 août 2020 à Atar, l’initiative «La Mauritanie D’Abord» présidée par l’une des plus illustres activistes de la société civile mauritanienne, Mme Seyide Mint Yengs, est déjà sur la dernière ligne droite des préparatifs. Organisée quasiment sur fonds propres avec l’aide de quelques bonnes volontés, la manifestation intervient dans un contexte marqué par une timide reprise du secteur du tourisme après des années d’embargo pour cause d’insécurité liée au terrorisme au Sahel.

Ainsi, face à la lente remontée du tourisme extérieur avec une affluence encore faible des touristes venant de l’étranger, la Mauritanie n’en ayant reçu en 2018-2019 qu’environ 3000 visiteurs, «La Mauritanie D’Abord » cherche à intéresser les Mauritaniens aux richesses de leur propre pays.

C’est la tendance recherchée par les autorités nationales qui cherchent à booster le tourisme intérieur en encourageant les citoyens mauritaniens à se tourner vers le tourisme intérieur au lieu d’aller dépenser leur argent à l’étranger. En effet, ce sont des centaines de familles aisées qui quittent chaque année la Mauritanie avec femmes, enfants et domestiques pour de longues vacances en Europe, au Maghreb, au Proche et Moyen Orient, et de plus en plus vers l’Asie.

Le forum d’Atar qui regroupera l’ensemble des acteurs du secteur,  fédération, Tours Operators, agences de voyages, guides, notamment, sera le lieu de débats sur toutes les questions liées au secteur touristique en Mauritanie.

D’ores et déjà, communications, exposés, discussions, battent le plein sur le groupe watsapp «Mie d’abord tourisme ». Les prémisses du forum d’Atar s’y sont déjà campées et des interventions de haut niveau animées par les spécialistes du secteur font rage.

Cheikh Aïdara


Avec l’appui de l’UNFPA, la Centrale d’Achat des Médicaments renforce ses capacités logistiques

La Secrétaire générale du Ministère de la Santé, Dr. Bâ Halima, a réceptionné jeudi 23 juillet 2020 un lot de matériels destiné à renforcer les capacités logistiques de stockage et de distribution de la Centrale d’Achat de Médicaments Essentiels et Consommables Médicaux (CAMEC). Cet important don du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) s’est déroulé en présence de son Représentant Résident, SEM. Saidou Kaboré,  ainsi que du Directeur général de la CAMEC, Cheikh Ould Zeidane.

La SG du Ministère de la Santé (tunique blanche) entourée par le Représentant UNFPA (à sa droite) et le DG de la CAMEC (à sa gauche) – Crédit Aidara

Dans le cadre de la coopération qui la lie depuis 2013 à la Centrale d’Achat de Médicaments Essentiels et Consommables Médicaux (CAMEC), l’UNFPA a acheté au profit de l’institution un lot d’équipements destiné à renforcer ses capacités de gestion, de stockage et de distribution des produits de la santé de la reproduction,  y compris les contraceptifs.

Ce lot de matériels est composé de 28 chariots diable,  7 combinaisons pour l’accès du personnel aux chambres froides, 13 transpalettes, 10 climatiseurs et 1 groupe électrogène de 100 KVA, pour une valeur de plus de 12 millions anciennes ouguiyas (35.000 dollars U.S).

Le matériel don de l’UNFPA et au fond (en rouge) le groupe électrogène et les cartons contenant les climatiseurs
(Crédit Aidara)

La remise de cet important don s’est déroulée jeudi 23 juillet 2020 à la CAMEC, en présence de la Secrétaire générale du Ministère de la Santé, Dr. Bâ Halima, du Directeur général de la CAMEC, Cheikh Ould Zeidane et du Représentant Résident de l’UNFPA, SEM. Saidou Kaboré ainsi que leurs collaborateurs.

Le DG présente la CAMEC sous le regard de la SG du Ministère de la Santé et le Représentant UNFPA (Crédit Aidara)

«En mettant à la disposition de la CAMEC ce matériel, Monsieur le Représentant Résident de l’UNFPA, d’une valeur de 1. 249.500 MRU, vous venez encore une fois d’illustrer l’exemplaire solidarité de notre coopération » devait d’emblée souligner la Secrétaire générale du Ministère de la Santé. Cet acte contribuera, selon elle, à renforcer les capacités de la CAMEC pour assurer un bon stockage et distribution des différents produits de santé, dans des conditions appropriées d’accès aux services de qualité. Elle considère que  «cet équipement va contribuer à renforcer les capacités  d’entreposage de la CAMEC » louant au passage le partenariat de longue date qui lie l’UNFPA et le Ministère de la Santé, notamment «l’appui déterminant de l’UNFPA dans l’amélioration du système de santé, en particulier le renforcement de la chaine d’approvisionnement de la mère et des adolescents, ainsi que la surveillance des décès maternels et néonataux».

Auparavant, le Représentant Résident de l’UNFPA en Mauritanie, SEM. Saidou Kaboré, avait remercié le Directeur Général de la CAMEC pour son exposé sur son institution, ce qui permet selon lui de situer la place centrale qu’occupe la CAMEC dans toutes les activités de réduction de la mortalité de façon générale, et de la mortalité des femmes et des nouveau-nés en particulier.

Visite des magasins de stockage des produits de la SR/PF (Crédit Aidara)

«C’est le domaine qui intéresse l’UNFPA, car pour nous, tout notre effort est de faire en sorte qu’aucune femme ne meurt en donnant la vie et que l’enfant survive et soit en bonne santé » devait-il souligner. Selon lui, «toutes les données démontrent que lorsqu’il y a un décès maternel, il y a un impact sur toute la communauté et sur toute la nation, en particulier sur la famille, avec des enfants dont l’avenir sera hypothéqué et un mari dont l’espérance de vie va diminuer ».

Le Représentant Résident de l’UNFPA de renchérir que «tous ces facteurs démontrent que les femmes sont au cœur du développement», citant les recherches menées dans le cadre des Objectifs durables pour le Développement (ODD) qui démontrent qu’il faut mettre la femme au centre du développement, en améliorant sa santé, son  éducation et sa participation au développement.

Selon Saidou Kaboré, «notre contribution au niveau de la CAMEC s’inscrit dans notre mandat et elle consiste à accompagner l’institution, même si sur le plan financer, cet accompagnement n’est pas trop important, mais il cible des aspects importants pour nous, qui peuvent permettre au gouvernement de prendre des décisions, comme c’est le cas du camion qui a été acheté par l’UNFPA, nos capacités financières ne nous ayant pas permis d’en acheter plus d’un, mais le gouvernement en a acheté 12 lorsqu’il en a constaté l’utilité».

De G. à Dr. : Directrice adjointe CAMEC, DG CAMEC, SG Ministère Santé, RR UNFPA (Crédit Aidara)

Revenant sur la cérémonie de remise du don, le Représentant Résident souligne qu’il s’agit de «contribuer au renforcement des capacités de stockage et de distribution des produits de la santé de la reproduction, y compris les produits de planification familiale».

A noter que la rencontre a été marquée par l’exposé de Cheikh Ould Zeidane, Directeur Général de la CAMEC sur son institution, historique, organigramme, missions, points forts et points faibles, recommandation.

Après les échanges de discours, les délégations ont procédé à la visite du matériel et à sa remise d’une manière officielle, avant d’effectuer une brève visite à l’intérieur des magasins de la CAMEC pour constater le bon stockage des produits de la santé de la reproduction et des contraceptifs. Une photo de famille est venue clore cette cérémonie protocolaire.

Cheikh Aidara


L’esclave Oum El Khairy abdique devant ses maîtres contre des miettes

Il a fallu moins d’une semaine pour que le Parquet d’Atar entame la clôture d’un dossier qui traîne devant ses prétoires depuis 2007. Oum El Khairy Mint Yarba et ses enfants (3 filles et 2 garçons) ont finalement abdiqué devant les pressions en retirant la plainte déposée contre leurs maîtres, Ehel Boulemsak de Yaghrev, moyennant 5 millions d’anciennes ouguiyas. C’est ce qu’a indiqué SOS Esclaves qui accompagne les victimes depuis plus de 13 ans ainsi que ses avocats, lors d’une conférence de presse animée le 23 juillet 2020 à Nouakchott. Pour eux, le dossier ne peut pas être clos.

Ahmedou Wedia (en costume au milieu) entouré de ses collaborateurs avec les avocats à gauche (Crédit Aidara)

«Nous aurions aimé vous annoncer aujourd’hui une belle victoire contre l’esclavage et les esclavagistes. Malheureusement, nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, car la volonté politique ne semble pas prête à fermer définitivement la page sombre de cette pratique ignoble malgré les arsenaux juridiques mis en place et les engagements internationaux».  C’est par ces mots pleins d’amertume qu’Ahmedou Wedia, Vice-président de l’ONG SOS Esclaves a entamé la conférence de presse animée jeudi 23 juillet 2020 au siège de l’organisation à Nouakchott.

Sans qu’elle n’ait été ni avertie ni consultée, l’ONG SOS Esclaves aurait ainsi appris que son ancienne protégée, Oum El Khairy Mint Yarba, qu’elle avait sauvée avec ses enfants des griffes de l’esclavage en 2007, a finalement retiré sa plainte contre ses maîtres, la famille Ehel Boulemsak de Yaghrev, une localité située à 70 Kilomètres d’Atar en Adrar. «Elle était partie à Atar pour des formalités d’état-civil, et pour être entendue par la gendarmerie dans le cadre de l’enquête diligentée pour pratiques esclavagistes suite à la plainte qu’elle avait déposée en 2010, puis renouvelée en 2018 avec l’appui de l’ONG SOS Esclaves. Les maîtres lui on proposé 5 Millions d’anciennes ouguiyas contre le retrait de la plainte. Ce qu’elle aurait fait » a déclaré Ould Wedia.

Connivences entre l’État et les esclavagistes ?

Le Vice-président de SOS Esclaves évoque d’éventuelles connivences entre un Etat dont les plus hautes autorités nient l’existence de l’esclavage et les maîtres esclavagistes. «Il faut voir la célérité avec laquelle les procédures de clôture du dossier sont entamées, par rapport aux Treize années pendant lesquelles la justice mauritanienne a gelé le dossier, pour comprendre le refus de l’Etat mauritanien à reconnaître aux victimes de l’esclavage tout accès à une justice équitable» a-t-il renchérit.

Mais selon Me Bah Ould MBareck, l’un des avocats de SOS Esclaves, «le parquet d’Atar ne s’est pas encore prononcé sur la suite à donner après le retrait de la plainte par Oum El Khairy, ce qui n’est pas habituel. D’habitude, dès que les deux parties s’entendent pour mettre un terme à l’aspect civil de l’affaire, le parquet doit donner son avis, soit classer le dossier sans suite ou poursuivre l’action au pénal. Tant que cela n’est pas fait, nous sommes bloqués » a-t-il déclaré.

Dans tous les cas, l’avocat estime que le dossier ne peut jamais être clos, car selon lui, «l’arrangement et le retrait de la plainte ne mettent jamais à terme la poursuite d’une affaire, surtout que nous sommes là devant un crime contre l’Humanité ». Et d’étayer ses propos en soulignant que deux choses font que cette affaire ne peut pas se terminer par cet arrangement financier. «D’une part, la loi 031-2015 criminalisant l’esclavage a érigé l’esclavage au rang de crime contre l’Humanité et de crime imprescriptible et d’autre part, elle a pris en compte la vulnérabilité des victimes et c’est pourquoi elle a ouvert la voie aux ONG spécialisées ayant plus de 5 années d’existence d’ester en justice dans les affaires d’esclavage»  

Dans une vidéo qui a été diffusée lors de la conférence de presse, Oum El Khaïry entourée de ses enfants raconte le calvaire, les sévices et les tortures physiques, mentales et sexuelles qu’elle et ses enfants ont subies pendant les longues années de servitude chez la famille Ehel Boulemsak.

Cheikh AÏdara


La Mauritanie lance sa première plateforme des compétences féminines

Le Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille (MASEF) a lancé mercredi 15 juillet 2020 à l’ancien Palais des Congrès de Nouakchott, la première plateforme en ligne des compétences féminines en Mauritanie. La cérémonie placée sous le haut patronage de la Première Dame, Dr. Marième Dah et avec l’appui du Système des Nations Unies (UN Femmes, PNUD et UNFPA), a été marquée par la présence de plusieurs centaines de femmes, dont celles exerçant dans les forces armées et de sécurité et la société civile.

Elles immortalisent le lancement de leur plateforme des compétences (Crédit Aidara)

Epaulettes dorées d’officiers et de sous-officiers surmontant l’uniforme des différents corps constitués (armée nationale, gendarmerie, garde, police) auxquels elles appartiennent, plusieurs femmes galonnées ont envahi la grande salle du Palais des Congrès de Nouakchott, au milieu de plusieurs centaines d’autres femmes tout de blanc vêtus, représentant la société civile dans ses différentes compartimentations, ONGs, élues et entrepreneuses.

C’est au milieu de cette cacophonie et volée d’embrassades, faits d’apartés et de conciliabules, que surviendra l’arrivée escortée de la Première Dame, Dr. Marième Dah, marraine de la cérémonie de lancement de la première plateforme numérique des compétences féminines en Mauritanie mise en place le mercredi 15 juillet 2020 par le MASEF, en partenariat avec le Système des Nations Unies, en particulier UN Femmes, PNUD et UNFPA.

Dr. Marième Dah, Première Dame de Mauritanie (Crédit Aidara)

Dans son discours inaugural, la Ministre des Affaires Sociales, Mme Néné Kane n’a pas manqué de mettre en exergue toutes les actions, que la Première Dame « n’a cessé de poser au quotidien pour le bien-être des femmes, des personnes vivant avec un handicap et des enfants de notre pays ».

Mme Néné Kane (Crédit Aidara)

Le compendium des compétences que son département vient de mettre en place se définit ainsi selon Mme Néné Kane« comme une base de données, un carnet d’adresses des femmes cadres, fournissant des informations utiles et en temps opportun aux décideurs pour la prise de certaines décisions concernant le recrutement, la nomination ou la représentation des compétences féminines ». Il s’agira d’après elle, de contribuer à renforcer la visibilité, la participation et le leadership des femmes dans la gestion des affaires publiques et privées à tous les niveaux, d’identifier les secteurs où les femmes sont sous-représentées, et de favoriser la mise en place d’un réseau solidaire et dynamique entre les femmes membres du Compendium.

Auparavant, SEM. Anthony Ohemeng-Boamah, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en Mauritanie, s’était réjoui d’avoir été associé lui et ses collègues à cet évènement qui « rend un hommage mérité à nos sœurs, nos mères, nos épouses et à nos filles qui se distinguent par leur talent, mais qui pour la plupart du temps, vivent sous l’ombre et combattent malgré les stéréotypes et les contraintes qui se dressent devant elles ».

Inclure les femmes dans le processus de développement

Selon lui, « l’initiative de créer une base de données sur les compétences féminines contribue incontestablement à l’atteinte des ODD car elle permet au pays de disposer d’informations qualitatives pour l’inclusion des femmes dans les processus de développement, en tant qu’agents actifs, talentueux, compétents et expérimentés ».

L’assistance a suivi plusieurs autres discours, dont celui de la Présidente du Conseil Régional de Nouakchott, Mme Vatimetou Abdel Maleck, de la présidente de la Fédération mauritanienne des femmes d’affaires et commerçantes, Mme Lemat Sid’Ahmed Mogueya ainsi que celui de Mme Aminetou Mohamed Mokhtar au nom des femmes en situation de handicap.

Symboliquement, une liste d’inscription a été ouverte avec comme première inscrite, Dr. Marième Dah, suivie de plusieurs autres femmes représentant divers domaines d’activités.

La cérémonie a été close de fort belle manière, avec la prestation d’un groupe d’artistes représentant les différentes communautés nationales et un hymne à l’honneur de la femme mauritanienne.

Prestation musicale de cl$oture (Crédit Aïdara)

Témoignages

SEM. SaidouKaboré, Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Mauritanie

«Je voudrais tout d’abord féliciter le gouvernement de la Mauritanie, qui à travers le MASEF, a démontré sa capacité à poursuivre l’œuvre de développement malgré le contexte du Covid-19. En mettant en place une plateforme virtuelle accessible en ligne et qui va permettre de valoriser la contribution des femmes et ainsi accélérer l’atteinte des ODD à l’horizon 2030, la Mauritanie démontre encore une fois qu’elle est dans la lancée de maintenir des actions en faveur des femmes, de leur autonomisation et consolider quelque part le développement tout en faisant en sorte que toute la population en bénéficie dans une démarche inclusive ».

Histoires de vie et témoignages

Mme Leïla Bâ, Capitaine à la Protection Civile

Mme Leïla Bâ a intégré le corps des officiers de la Protection Civile en 2000 sur concours. Après une formation de deux années à Alger, elle a été nommée dès son retour, Chef de service de la Coopération et des Relations Extérieures au Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Mme Leïla Bâ est mariée et mère de 4 enfants. Elle trouve« excellente l’idée de la plateforme des compétences féminines, car cela démontre d’une part l’intérêt que les pouvoirs publics accordent aux femmes et d’autre part la reconnaissance explicite de leurs talents et compétences ».

Hindou Mohamed Laghdaf, Officier de Police

Commissaire de la Brigade des Mineurs de Nouakchott Ouest depuis 2016, Hindou Mohamed Laghdaf qui a intégré le corps de la Police depuis 1991 comme Inspectrice, puis nommée Officier en 2005, est passée par plusieurs services et directions au niveau de la Direction Générale de la Sûreté Nationale. C’est l’une des spécialistes des violences basées sur le genre (VBG) au sein de la police nationale, une habituée du monde inextricable de la délinquance juvénile et des conflits familiaux. «L’idée de cette plateforme est formidable, car elle ouvre la voie aux démarches inclusives porteuses de transparence et d’équité dans le choix des compétences féminines ». Hindou Mohamed Laghdaf est mariée et mère de 3 enfants. Concernant le contexte sanitaire actuel, elle souligne que « plusieurs activités de sensibilisation, d’aides et d’appuis ont été menées dans le cadre de la lutte contre la pandémie Covid-19 au niveau de plusieurs commissariats de police ».

Mme Sy Lalla Aïcha, militante et activiste des droits des femmes, membre du FONADH

« Je me réjouis de la création de cette plateforme car en réalité les femmes ont des compétences, mais ce n’est pas souvent vu et valorisé. Je pense que le fait de créer cet espace virtuel va rendre plus visible les actions des femmes, car leur talent existe et il ne leur manque qu’un cadre qui les réunit, leur permet de se connaître et permettre aussi aux institutions, nationales ou internationales, de pouvoir compter sur une base de données à même de leur permettre de planifier et de travailler avec les femmes. Autant également cette plateforme est un instrument qui contribue à préserver le droit des femmes ».

Cheikh Aïdara