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Birame Dah Abeid sur le blocage de la Haute Cour de Justice et le bras-de-fer entre Aziz et Ghazwani

Lors d’une conférence de presse animée lundi 13 juillet 2020 à son siège à Nouakchott, le député et président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid est revenu sur le report des débats au niveau du Parlement sur la constitution de la Haute Cour de Justice, mais également sur les multiples contradictions dans la gestion de l’Etat.

Birame Dah Abeid ( Crédit Aidara)

 Birame Dah Abeid, au cours d’une conférence de presse animée dans ses bureaux à Nouakchott le 13 juillet 2020 est revenu sur le report des discussions parlementaires pour la finalisation des textes instituant la Haute Cour de Justice. Il s’est dit très surpris de constater qu’au moment où une Commission d’enquête parlementaire s’attèle à poursuivre des crimes économiques commis sous la décennie passée, le gouvernement actuel est miné par des scandales de détournements de deniers publics, dont le dernier en date, celui de la Banque Centrale de Mauritanie, mais aussi la recrudescence des faits de corruption et de nominations tous azimuts de personnes connues comme des prédateurs de biens publics.

«Un grand tollé avait entouré mon refus d’adhérer à la Commission d’enquête parlementaire, car j’avais estimé que cette commission ne doit pas circonscrire ses actions aux seuls crimes économiques, mais englober dans sa démarche tous les autres crimes qui ont été commis, les crimes d’esclavage, les crimes liés au passif humanitaire, les crimes liés à la commercialisation de faux médicaments et de produits périmés qui ont coûté la vie à des milliers de citoyens, mais également les crimes de racisme, etc» a-t-il souligné.  Et d’ajouter plus loin, «j’avais dis que les enquêtes parlementaires ne doivent pas être politisées, pour en avoir connu une, notamment la Commission parlementaire que Mohamed Abdel Aziz avait aidé à créer pour poursuivre l’ancien président Sidi Cheikh Abdallahi et sa famille. Cette commission a été dissoute ipso facto lorsque Sidi ne représentât plus une menace, et les Mauritaniens ne surent jamais ses résultats».

Birame Dah Abeid se dit aussi étonné de voir que «ce sont les mêmes députés lèche-bottes qui réclamaient un troisième et quatrième mandat pour Ould Abdel Aziz, qui réclamaient même pour lui la couronne royale, qui sont aujourd’hui à l’avant-garde de la commission chargée de lui demander des comptes, alors qu’ils ont tout partagé avec lui». 

Enfin, Birame Dah Abeid trouve que la Commission d’enquête parlementaire actuelle doit elle-même faire l’objet d’une enquête sur l’usage des énormes fonds du contribuable mauritaniens qu’elle utilise pour son fonctionnement. 

Il a lancé un appel pressant au peuple mauritanien, lui demandant de ne pas se laisser duper par le jeu de rôle entre Mohamed Abdel Aziz et Mohamed Cheikh Ghazwani, «deux acolytes qui ont tout partagé ensemble, la gestion de la Mauritanien depuis 2005 comme la gestion de ses biens publics».

C.A


Journée Mondiale de la Population : protéger la santé et les droits des femmes

La Mauritanie, à l’instar de la communauté internationale, a célébré samedi 11 juillet, la Journée Mondiale de la Population (JMP). La cérémonie officielle de lancement des festivités commémoratives de la journée a eu lieu au Ministère de l’Economie et de l’Industrie, en présence de son ministre, de son collègue des Affaires Sociales ainsi que du Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et leur staff. Au menu, «Comment protéger la santé et les droits des femmes et des filles à l’heure actuelle» sous le Covid-19.

Lancement officiel de la JMP 2020 (au centre le ministre de l’Economie et son homologue, Mme Néné Kane, à sa droite le Représentant de l’UNFPA) – crédit Aidara

La communauté internationale a célébré samedi 11 juillet 2020 la Journée Mondiale de la Population (JMP) sous le thème « Ralentir la propagation de la Covid-19 : comment protéger la santé et les droits des femmes et des filles à l’heure actuelle ».

La cérémonie officielle de lancement des festivités de la JMP 2020 a eu lieu dans les locaux du Ministère de l’Economie et de l’Industrie, en présence de son ministre, Abdel Aziz Ould Dahi, de son collègue des Affaires Sociale, Dr. Néné Kane et du Représentant Résident de l’UNFPA en Mauritanie, Saidou Kaboré.

Pour cause de Covid-19, la présence a été limitée au strict nécessaire. En effet, une partie du staff du Ministère de l’Economie et de l’Industrie, du Ministère des Affaires Sociales et celui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), ainsi que les leaders religieux, les sages-femmes et le reste de la société civile, ont suivi par visioconférence le déroulé de la cérémonie. Celle-ci  a été marquée par un échange de discours entre le Ministre de l’Economie et de l’Industrie et le Représentant Résident de l’UNFPA.

Le Dividende démographique au cœur de la Politique nationale de population

M.Abdel Aziz Dahi (crédit Aidara)

Ouvrant les travaux de la JMP 2020, Abdel Aziz Ould Dahi qui s’est dit honoré de présider les festivités commémoratives de cette journée, a rappelé la participation de la Mauritanie à la Conférence internationale sur la Population et le Développement (CIPD de 1994) au Caire, et l’adoption dès 1995 de la Politique nationale de la population, modifiée en 2005, 2012 et 2019 pour répondre aux exigences de ces différentes époques en matière de population et de développement, dont la prise en compte du Dividende démographique qui met en relief la bonne santé d’une population bien éduquée, bien formée, productive et ferme dans ses engagements.

«Nous mettrons l’accent sur les aspects à améliorer, notamment les questions liées à la santé de la mère et de l’enfant, à l’éducation des filles et à leur maintien à l’école, aux personnes vivant avec un handicap, aux personnes âgées, à l’immigration, à  la communication et au genre» a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Economie et de l’Industrie a souligné que «la célébration de la JMP intervient cette  année dans un contexte marqué par la pandémie mondiale de la Covid-19, poussant le président de la République Mohamed Ould Cheikh Ghazwani à lancer l’initiative de solidarité nationale de lutte contre la Covid-19 dont l’objectif est d’en limiter les retombées sur les personnes les plus vulnérables et ce, à travers la mobilisation d’importants fonds publics et la participation des bonnes volontés, mais aussi la mise en place d’un Comité interministériel présidé par le Premier Ministre, Ismaël Ould Bodde Ould Cheikh Sidiya ainsi que l’élaboration d’un Plan national multisectoriel de lutte contre la Covid-19».

Maintenir les services de santé reproductive et les VBG sous le Covid-19

SEM. Saidou Kaboré (crédit Aidara)

Auparavant, le Représentant Résident de l’UNFPA en Mauritanie, SEM. Saidou Kaboré avait souligné que «la célébration de la JMP 2020 est marquée par la pandémie de Covid-19 qui a perturbé l’économie mondiale, accentué le chômage et rendu difficile la continuité de l’offre de services de qualité en matière de santé de la reproduction et de lutte contre les violences basées sur le genre».

C’est pourquoi, dira-t-il, «l’UNFPA dans son appui au gouvernement, a mis l’accent sur la réponse aux besoins des populations les plus vulnérables, notamment les femmes et les filles, aussi bien dans la protection des droits en santé sexuelle et reproductive que dans la lutte contre un fléau moins visible, les violences basées sur le genre, qui connaissent généralement une recrudescence en situation de crise».

Le Représentant de l’UNFPA  a rappelé l’étude menée par l’UNFPA selon lequel «si le confinement se poursuit pendant 6 mois, 47 millions de femmes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire n’auront pas accès aux produits de planification familiale, 7 millions de grossesses non désirées et 31 millions de cas additionnels de violences basées sur le genre seront enregistrées. Par ailleurs, 60 % des femmes du secteur informel risquent de basculer dans l’extrême pauvreté».

Il a mis l’accent dans ce contexte sur les deux études en cours, l’une avec l’appui du Système des Nations Unies (SNU) lancée par le Ministère de l’Economie pour mesurer l’impact de la pandémie sur les indicateurs sociaux et mettre en exergue les options potentielles de réponse, ainsi que celle initiée par le Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille sur l’impact de la pandémie sur les violences basées sur le genre, avec l’appui du SNU et de Medicus Mundi.

Des conférences et des visites de terrain

La célébration de la JMP 2020 a été marquée par la présentation de plusieurs communications, animées par des experts de l’UNFPA, sur «la JMP 2020», ceux du Ministère de la Santé sur « La disponibilité des services de santé reproductive durant la pandémie de Covid-19 ».

Le Ministère des Affaires Sociales a présenté une communication sur « les femmes dans la lutte contre le Covid-19 », le ministère de l’Economie, une communication sur le « Plan national multisectoriel de riposte face au Covid-19 »,  l’Association mauritanienne des sages-femmes, un exposé sur « les sages-femmes face au Covid-19, quel rôle pour renforcer l’accès aux services de santé de la reproduction », le ministère des Affaires Islamiques, en particulier le Président du Forum de la Pensée Islamique, sur le thème « les leaders religieux en appui à la lutte contre le Covid-19 », et l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la Famille (AMPF) sur le sujet «Offre de service SR dans la maternité AMPF au Camp de Mberra» .

Ces communications et exposés ont été suivis de discussions. D’autres activités sont prévues dans le cadre de la JMP 2020, dont une visite prévue le 16 juillet 2020 à l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences de la Santé (ENSSS), érigée en Centre régional pour le Mentorat en Afrique de l’Ouest et du Centre. 

Cheikh Aïdara


Scandale à la BCM, une institution victime du laxisme sécuritaire de l’Etat

La déliquescence de l’institution gardienne de la souveraineté monétaire nationale, en l’occurrence la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), est intimement liée à la dé-sécurisation des institutions de l’Etat. En remplaçant la gendarmerie et la garde nationale par des vieux retraités de sociétés de sécurité privée, l’Etat a dénudé ses institutions, les livrant aux pilleurs et aux délinquants en col blanc.

Que peut-on s’attendre quant l’Etat décide de confier la sécurité de ses institutions de souveraineté, comme la radio et la télévision nationale, le Trésor public, la BCM, entre autres, à de vieux gardiens retraités, alors que l’usage veut que la sécurité des symboles de la souveraineté de l’Etat soit toujours assurée par la gendarmerie ou la garde nationale. En plus de leur capacité militaire à défendre ses institutions, ses deux corps de défense sont également rompus dans le domaine du renseignement, ne serait-ce qu’à travers des Bordereaux de renseignement quotidien sur les activités qui se déroulent de jour comme de nuit dans la banque, avec heure, nom et prénom, grade et fonction des agents ou responsables qui entrent et sortent de la banque, notamment pendant les heures hors services.

En effet, le scandale qui vient d’éclater à la BCM, avec ce double crime de détournement et d’introduction de fausses monnaies en dollars portant sur 2, 4 millions de dollars, soit l’équivalent d’environ 800 Millions d’ouguiyas, révèle les grandes failles dues essentiellement à la faille sécuritaire et au manque de rapports quotidiens sur les déplacements des responsables de la banque qui viennent à toute heure de la nuit, pour s’introduire en toute impunité dans l’institution.

Au cœur de l’affaire de la BCM se trouverait une caissière par qui le scandale serait arrivé. Pour le moment, seule l’enquête en cours, pourrait déterminer les responsabilités et les défaillances techniques au niveau des services de contrôle interne de la banque. D’ores et déjà, certains observateurs estiment qu’une telle opération qui s’est déroulée sur plusieurs années n’aurait pas pu se passer sans des complicités à haut niveau à l’intérieur de la BCM, ajoutés aux faussaires extérieurs à l’institution qui ont fourni la fausse monnaie en dollars.

Dans ce cadre, le lien a été vite établi par certains analystes entre ces fausses monnaies retrouvées à la BCM et le Ghana Gate, cette escroquerie portant sur des faux dollars et où est mêlée l’ancien président Mohamed Abdel Aziz. Cette affaire qui a révélé l’introduction d’une grande quantité de faux billets de dollars (certains parlent de 400.000 dollars) aurait « attiré l’attention des services secrets américains qui luttent contre la contrefaçon du dollar américain dans le monde ».

C.A


Sommet mondial de l’OIT, l’impact économique et social de la pandémie Covid-19, cas spécifique de l’Afrique

Le Sommet mondial de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), dans sa version virtuelle par visioconférence, s’est ouvert mardi 7 juillet 2020 et se prolongera jusqu’au 9 juillet dans des aspects liés aux régions, aux leaders et aux mandants. Le Sommet avait été entamé sur la même formule depuis le 1er et le 2 juillet, avec la Journée Afrique qui a été marquée par un forum virtuel de haut niveau durant lequel, plus de 50 ministres africains du travail ou de l’emploi, dont le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, Dr. Camara Saloum Mohamed, avaient pris part.

Dr. Camara Saloum Mohamed en visioconférence (Crédit AMI)

Les Etats, les travailleurs et les employeurs du monde, se réunissent depuis le 1er juillet 2020 pour réfléchir sur la manière d’aborder l’impact économique et social de la pandémie Covid-19. Le 2 juillet 2020 a permis aux mandants tripartites africains d’aborder sous l’égide du Bureau International du Travail (BIT) les problèmes spécifiques de la région de l’Afrique et à éclairer la discussion lors du Sommet mondial qui s’ouvre le 7 juillet pour se prolonger jusqu’au 9 juillet 2020. Il s’agissait pour les participants de répondre à la crise du Covid-19 et ses conséquences sur le monde du travail en Afrique et de passer en revue les principaux problèmes qui touchent le continent dans le contexte de la Déclaration du centenaire de l’OIT, de la Déclaration d’Abidjan et du cadre politique de l’OIT, tout en se penchant également sur les besoins spécifiques de l’économie informelle.

Le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, Dr. Camara Saloum Mohamed, a pris part à ce forum virtuel à côté de ses collègues africains.
Dans son intervention, le ministre a indiqué que « la Mauritanie a adopté une série de mesures dans les domaines sanitaires, financiers et sécuritaire pour faire face au fléau ». Il a ajouté qu’un « grand intérêt sera accordé à l’amélioration des conditions matérielles et sanitaires des travailleurs qui constituent le moteur de l’amélioration de la production ».

Le ministre a précisé que son département a élaboré une stratégie axée sur le programme « Mes Engagements » du Président de la République qui accorde selon lui, « la priorité à l’emploi des jeunes et à la formation technique, afin de créer une main d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins du marché ». Dr. Camara Saloum Mohamed s’est réjoui de « l’attention que le BIT accorde à la Mauritanie en l’accompagnant dans l’exécution de ses plans et programmes visant la promotion de l’emploi et la baisse du chômage ».

Un meilleur avenir pour les travailleurs

Le Sommet mondial de l’OIT qui se déroulera sur cinq jours et inclura cinq évènements régionaux et trois évènements mondiaux a permis à l’Afrique de suivre un panel très relevé d’orateurs qui ont survolé par visioconférence les principaux thématiques de l’heure sous Covid-19. Avaient animé les débats, Amira El Fadil, Commissaire aux Affaires Sociales de la Commission de l’Union africaine, Cynthia Samuel Olonjuwon, Directrice régionale de l’OIT pour l’Afrique, El Mahfoudh Megateli, Secrétaire général de la CGEA et Vice-président de l’OIE pour l’Afrique, Kwasi Adu-Amankwah, Secrétaire général CSI-Afrique, Martha Phiri, Directrice du Département du Capital Humain, de la Jeunesse et du Développement des Compétences au sein de la BAD, plusieurs ministres africains du Travail, des représentant de travailleurs et d’employeurs.

A propos des conséquences du Covid sur le monde du travail, il est établi que la pandémie a eu des effets catastrophiques sur le monde du travail, exposant au grand jour la vulnérabilité de millions de travailleurs et d’entreprises. Il est question d’une réduction du nombre d’heures de travail de 10,7% dans le monde au deuxième trimestre de 2020, ce qui représente 305 millions d’emplois perdus.

Dans l’économie informelle, sur les deux milliards de travailleurs, 1,6 milliard risquent de perdre à tout moment leurs moyens de subsistance, le revenu moyen dans l’économie informelle s’étant contracté de 60% au cours du premier mois de la pandémie.

Covid-19 et monde du travail en Mauritanie

Le monde du travail en Mauritanie n’a pas été épargné des retombées néfastes du Covid-19. Les opérateurs restent inquiets face au maintien des mesures de restriction, telles la fermeture des frontières extérieures, l’interdiction de circulation entre les villes et le maintien du couvre-feu à 20 heures. Plusieurs entreprises privées avaient également procédé à des licenciements ou des mises en chômage technique de leurs employeurs, entraînant des remous sociaux.

Les opérateurs économiques sont unanimes à reconnaître les effets dévastateurs de la pandémie sur les piliers de l’économie nationale, comme les activités agropastorales frappées de plein fouet. Kane Alioune, animateur de la filière animale, cité par des confrères parle de la situation grave des éleveurs et de leur cheptel surpris par la fermeture des frontières et contraints de se fixer dans des zones au sud du pays, ce qui provoque des conflits sans fin avec les agriculteurs qui se plaignent de l’invasion des bêtes dans leurs champs.

Cité par Financial Afrik, Mory Guéta Cissé, banquier et opérateur touristique estime que « le tourisme, maillon faible de notre économie, est largement impacté avec les secteurs de la restauration, des loisirs et spectacles ainsi que le transport interurbain ». Selon lui, « aucune mesure ne semble avoir été prise pour des subventions compensatoires en faveur des uns et des autres, alors que beaucoup d’hôtels réquisitionnés pour héberger les divers confinés vont devoir engager de lourds investissements pour la rénovation de leurs outils de production ».

Il faut noter par ailleurs que la pandémie du Covid-19 a entraîné l’une des grèves les plus insidieuses au sein de la plus grande société d’or du pays, Taziast Mauritanie, filiale du géant aurifère canadien Kinross Gold. Au niveau d’Afroport, la société chargée de la gestion de l’aéroport Oumtounsi de Nouakchott, des mesures de compression pour cause de Covid-19 avaient également entraîné des mouvements d’humeur comme au sein de plusieurs entreprises privées, notamment le secteur du transport interurbain.

Cheikh Aïdara