aidara

Journée mondiale contre le travail des enfants : A cause de Covid-19, des millions d’enfants de plus vont travailler, dont plusieurs centaines en Mauritaniearticle

La Mauritanie, à l’instar de la communauté internationale, a célébré vendredi 12 juin 2020, la Journée Mondiale contre le Travail des Enfants. Une journée célébrée sous le thème «Covid-19 et le travail des enfants : Perspectives d’avenir en temps de crise».

Commémorant la Journée Mondiale contre le Travail des enfants, célébrée vendredi 12 juin 2020 par la communauté internationale, les responsables du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, réunis dans la grande salle de réunion du département en compagnie de quelques partenaires, dont le Bureau International du Travail (BIT) et le Projet Bridge en particulier, ont pris part à une table-ronde virtuelle organisée conjointement par l’UNICEF et l’OIT.

Pendant plus d’une heure, les participants, plus de 700 à travers le monde, ont suivi un panel composé du Directeur général de l’OIT, M.Guy Ryder, la Directrice générale de l’UNICEF, Mme Henrietta Fore, M.Kailash Satyarthi, Prix Nobel de la Paix, Mme Anousheh Karvar, Présidente de l’Alliance 8.7, Mme Geannina Dinarte, Ministre du Travail du Costa Rica, M.Roberto Suarez Santos, Secrétaire général de l’OIE et Mme Sharan Burrow, Secrétaire général de la CSI (Confédération Syndicale Internationale).

Les panélistes ont tiré la sonnette d’alarme face aux résultats de l’étude conjointe réalisée par l’OIT et l’UNICEF, selon laquelle, « des millions d’enfants supplémentaires risquent d’être contraints de travailler en raison de la crise du Covid-19, ce qui pourrait conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse du travail des enfants ». En effet, selon les estimations globales de 2017, 152 millions d’enfants travaillaient dans le monde, avec une baisse constatée depuis 2000 de 94 Millions d’enfants qui avaient cessé de travailler. Cet acquis semble aujourd’hui compromis par la pandémie.

« Cette journée mondiale contre le travail des enfants a pour objet de rappeler à tous à quel point la situation reste dramatique et que, par conséquent, nous devons – plus que jamais – combattre ce fléau avec une énergie et une détermination sans failles », a expliqué le Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), Juan Somavia, dans une déclaration consacrée à cette journée. « Nous devons unir nos forces pour construire un monde dans lequel chaque enfant peut vivre une enfance normale, être en bonne santé, aller à l’école, sans oublier les parents qui, eux, doivent pouvoir disposer d’un travail décent. Notre objectif est de parvenir à un monde où le travail des enfants n’aurait pas droit de cité  ».

La proclamation de cette journée s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale contre le travail des enfants, et devrait agir comme un catalyseur. Elle est décrétée pour renforcer le mouvement mondial contre le travail des enfants, qui peut déjà se réjouir de certains succès comme le nombre croissant de pays qui ont ratifié la convention 182 de l’OIT sur les pires formes du travail des enfants et la convention 138 sur l’âge minimum

A noter que la Journée Mondiale contre le travail des enfants a été spécifiquement lancée cette année avec beaucoup d’avance, car elle l’a été depuis le 5 juin à travers une vaste campagne sur les réseaux sociaux qui a permis de recueillir des vidéos-témoignages d’enfants dans 12 pays, dont la Mauritanie.

Les panélistes ont tiré la sonnette d’alarme face aux résultats de l’étude conjointe réalisée par l’OIT et l’UNICEF, selon laquelle, «des millions d’enfants supplémentaires risquent d’être contraints de travailler en raison de la crise du Covid-19, ce qui pourrait conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse du travail des enfants». En effet, selon les estimations globales de 2017, 152 millions d’enfants travaillaient dans le monde, avec une baisse constatée depuis 2000 de 94 Millions d’enfants qui avaient cessé de travailler. Cet acquis semble aujourd’hui compromis par la pandémie.

A noter que la Journée Mondiale contre le travail des enfants a été spécifiquement lancée cette année avec beaucoup d’avance, car elle l’a été depuis le 5 juin à travers une vaste campagne sur les réseaux sociaux qui a permis de recueillir des vidéos-témoignages d’enfants dans 12 pays, dont la Mauritanie.

Données sur le travail des enfants en Mauritanie

Les données sur le travail des enfants en Mauritanie sont celles de l’Enquête MICS de 2015 et l’enquête de l’UNICEF de 2011. Selon ces chiffes, la plupart des enfants qui travaillent sont des filles, notamment comme domestiques ou baby-sitter, et 70% d’entre elles ont entre 12 et 14 ans. Un quart des filles domestiques ne sont pas rémunérées et les autres perçoivent de faibles salaires par mois (moins de 15.000 UM anciennes en milieu urbain, 7 à 8.000 UM en milieu rural). La majorité d’entre elles ne voient même pas la couleur de l’argent, ce sont leurs parents qui les récupèrent.

Les garçons travaillent comme boy, travailleurs agricoles, bergers ou dans la pêche.  En 2002, 30.000 enfants âgés de 10 à 14 ans travaillaient en Mauritanie, dont 9% dans l’agriculture, 13% dans l’élevage. Ils représentaient 7,4% de la population active, dont un tiers de filles.

Les enfants talibés, étaient estimés entre 2.500 et 4.000 selon une étude réalisée par l’ONG AEDM, la plus active sur le terrain et qui avait repéré à Nouakchott 1.740 enfants en situation difficile vivant dans la rue. (Voire : https://www.memoireonline.com/12/08/1663/Levolution-et-la-protection-des-droits-de-lenfant-en-Mauritanie.html)

Témoignage de Cheikh Tijane Tall, «d’enfant talibé à président d’association»

«Je m’appelle Cheikh Tidjane Tall. Je suis ancien talibé. Je passais beaucoup de temps dans la rue en ramassant des bouteilles et de la ferraille que je revendais pour juste gagner de l’argent pour survivre. Dieu merci, quelques années plus tard, je suis devenu président d’une association pour la protection de l’enfance, de la femme et de l’action sociale qui regroupe 386 enfants. Chers enfants, savez-vous que chaque enfant a des droits, droit d’être dans des internats ou à l’école, droit de vivre  dans de bonnes conditions. Avec la Covid-19, beaucoup d’enfants sont dans un grand danger. Je pense à tous les enfants de la rue, à tous les enfants mendiants, à tous les enfants qui passent leur temps dans les marchés, je pense à ces enfants bergers…Mon message pour la Journée mondiale contre le travail des enfants est le suivant : arrêtons de faire travailler les enfants, leur place est à l’école».

Cheikh Aïdara


S’adapter à un mode en changement : la stratégie émergente du Partenariat de Ouagadougou après 2020

Lancé en 2011, le Partenariat de Ouagadougou (PO) est l’un des partenariats les plus réussis entre les gouvernements, la société civile et les bailleurs pour accélérer la disponibilité et l’utilisation des services de Planification Familiale au Bénin (PF), au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo.

De 2011 à 2020, le PO a doublé le nombre de femmes utilisatrices de méthodes modernes de contraception dans la sous-région en ajoutant 3,8 millions d’utilisatrices additionnelles. L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO) a été déterminante dans le succès du PO. Elle a renforcé la coordination entre les bailleurs pour optimiser le soutien aux pays, amélioré les échanges entre et au sein des pays membres, organisé les partenaires opérationnels et la société civile pour accélérer la réalisation des projets, établi la responsabilité mutuelle des gouvernements, bailleurs et autres partenaires pour l’atteinte des résultats.

Dans le processus de création d’une vision partagée pour 2030, qui s’appuie sur les réalisations à ce jour, les défis persistants dans la région et les domaines d’intervention inexplorés, le Partenariat a lancé l’initiative «PO Après 2020 ».

Les commentaires recueillis auprès de la communauté du PO lors de la première phase de l’initiative suggèrent une vision, un objectif, des principes opérationnels et domaines d’intervention pour le Partenariat jusqu’en 2030. Comme lors de la première étape du processus, la voix de toutes les parties prenantes est essentielle pour affiner et améliorer les tendances émergentes présentées ci-dessous.

Vision proposée : un avenir plus sain et plus prospère

Une Afrique de l’Ouest francophone où un accès facile à la planification familiale de qualité sauve et améliore la vie des femmes et des jeunes et sert de catalyseur pour un développement durable pour tous


Principes opérationnels

La nouvelle vision adhère aux principes opérationnels suivants:

  • Le PO fait le suivi d’objectifs ambitieux pour que la planification familiale soit une priorité des programmes nationaux et internationaux.
  • Le PO utilise les données pour concentrer ses efforts sur les meilleures pistes de progrès.
  • Le PO donne une voix puissante aux jeunes dans la définition de son agenda et de ses priorités.
  • Le PO croit que nous sommes plus forts en tant que région et que l’action régionale permet de plus grands progrès.
  • Le PO reconnaît que chaque pays est unique et un membre important.

Défis régionaux à relever

La nouvelle vision répond aux défis régionaux ci-après:

  • La plus grande génération de jeunes dans l’histoire du monde a besoin de services de PF.
  • Les services PF offerts sont de mauvaise qualité et souffrent d’une couverture insuffisante.
  • Les crises humanitaires limitent l’accès à la PF.
  • L’inégalité entre les sexes freine l’accès à la PF et restreint le pouvoir décisionnel des femmes.
  • Les politiques et les programmes sont insuffisants pour réaliser le dividende démographique.
  • Les progrès de la PF ralentissent à mesure que la demande existante est satisfaite.

Objectif proposé

Doubler le nombre d’utilisatrices de contraception moderne pour atteindre 13 millions d’ici 2030

Maintenir la tendance historique du PO serait un exploit exceptionnel. Comme prévu, les taux de progression ont ralenti depuis que le PO a atteint des segments « plus faciles » d’utilisatrices. Cependant, en faisant preuve de dynamisme et en renforçant les investissements, les pays membres du PO pourront une fois encore doubler le nombre d’utilisatrices de méthodes contraceptives modernes pour atteindre 13 millions d’ici 2030. Ce nouvel objectif sera atteint si chaque pays peut dépasser sa tendance actuelle et si de nouvelles stratégies sont identifiées pour continuer d’enregistrer une forte croissance.

Domaines additionnels d’intervention

Le PO a l’intention d’élargir sa façon de soutenir ses partenaires pour faire face aux changements de circonstances observés dans la région. En plus des domaines dans lesquels nous intervenons déjà, nous mettrons un accent particulier sur des populations, des sujets et des approches spécifiques. Certains de ces nouveaux domaines d’intervention sont cités ci-dessous :

  1. Les jeunes
  2. Les membres du PO adaptent déjà leurs programmes de PF aux jeunes: (1) les gouvernements du PO se focalisent de plus en plus sur l’éducation à la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adaptent les services de PF à leurs besoins; (2) les bailleurs du PO attribuent des fonds aux programmes axés sur les jeunes pour élargir les efforts visant à accroître les opportunités qui leur sont offertes; (3) les partenaires opérationnels du PO recherchent activement des jeunes pour les services qu’ils offrent.
  3. Le PO s’assurera de la disponibilité de meilleures ressources pour les jeunes en levant les obstacles à la participation et au leadership des jeunes dans les initiatives DSSR, en appuyant la recherche en AOF afin de combler le manque de données probantes sur la PF chez les jeunes, et en rendant les études et ressources existantes utiles au public.
  4. L’UCPO poursuivra sa stratégie «jeunes» à travers le renforcement de la participation des jeunes aux événements du PO, et la promotion des politiques de SRAJ. L’UCPO recrutera des jeunes au sein de son équipe, élaborera une vision conjointe avec d’autres mouvements, et consultera les bailleurs sur les questions relatives aux jeunes.
  5. Le PO collaborera avec d’autres partenaires et coordonnera le plaidoyer politique pour l’adoption de dispositions législatives essentielles en faveur des jeunes telles que le maintien des jeunes filles à l’école, la politique d’auto prise en charge des jeunes ou la lutte contre le mariage des enfants.
  6. Les normes sociales

Le PO appuiera les efforts des pays pour changer les normes sociales. Il travaillera étroitement avec les chefs religieux, les jeunes et autres leaders sociaux pour:

  • soutenir les ministres dans leur processus de révision des normes sociales
  • servir d’accélérateurs pour le Changement Social et de Comportement (CSC). Le PO appuiera les programmes et projets axés sur le CSC, fournira des ressources, des formations et priorisera le financement de la recherche sur le CSC et sa mise en œuvre avec la participation des gouvernements
  • faire un suivi des indicateurs de mesure du comportement du prestataire et de la qualité des services
  • diffuser leurs messages via les plateformes du PO, y compris la prise de parole lors des événements du PO et autres, dans les articles d’opinion et autres publications.
  • Les priorités partagées dans la région

Le PO mettra aussi l’accent sur les autres priorités partagées par les pays dans la région. Le partenariat:

  • créera un cadre formel afin de permettre aux participants d’identifier les sujets de discussion en prélude à la réunion annuelle du PO et planifiera les sessions en conséquence
  • aidera à répondre aux besoins en PF dans des contextes politiques peu favorables et situations de crise en incluant les experts humanitaires dans l’élaboration des PANBs et en établissant de nouveaux partenariats avec les organisations humanitaires et en renforçant ceux qui existent déjà
  • combler les importantes lacunes dans les connaissances et la recherche en PF sur le CSC et les attitudes des jeunes en AOF. Le PO lancera dans cet optique, un fonds de recherche pour les pays, les ONG et Organisations de la Société Civile (OSC)
  • créera des opportunités et renforcera les capacités régionales pour la recherche en PF suivant le modèle établi par le gouvernement français et l’USAID.
  • Un accompagnement sur mesure pour chaque pays 

Le PO adaptera son soutien au contexte de chaque pays et prévoit :

  • apporter de nouveaux outils et du soutien aux pays ayant les plus grands besoins
  • aider à intégrer les services de PF dans les programmes de santé nationaux
  • apporter si nécessaire, un appui technique aux pays à l’échelle nationale
  • mettre l’accent sur les meilleures opportunités dans chaque pays sous forme de « PANBs synthèses » faciles à assimiler
  • améliorer la collaboration avec les OSC pour l’atteinte des résultats visés

Vous pouvez également trouver ces informations en ligne :


Réforme et professionnalisation de la presse mauritanienne, un chantier en cours d’exécution

Plus d’une centaine de journalistes, regroupant trois générations, celle des indépendances, celle des années 90 à 2000 et celle de 2000 à nos jours, sont en pleine œuvre dans un chantier, celui de la réforme et de la professionnalisation de la presse mauritanienne.

Au menu, un Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens est déjà élaboré et signé par un nombre important de journalistes et d’autres sont en train de rejoindre le mouvement. Le prétexte, l’ouverture des nouvelles autorités, à leur tête le Président de la République Mohamed Ould Ghazwani, à accompagner toute initiative tendant à réformer et professionnaliser les médias mauritaniens.
Voici le contenu du Pacte qui a déjà été paraphé par près de 200 journalistes.

Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens

Guidés par le souci d’engager une réforme profonde de la presse mauritanienne sur des bases garantissant la liberté de presse et le réel exercice du métier de journaliste avec professionnalisme et responsabilité

Nous fondant sur des réalisations positives, même si elles sont en deçà de ce qui était attendu, et qui ont été accomplies dans le domaine de l’information depuis l’indépendance, notamment la loi sur la presse connue sous le nom de Loi de 1963 sur la diffusion et l’impression, la loi sur la presse du 25 juillet 1991, ainsi que les modifications qui lui ont été apportées en 2006 et en 2010, ainsi que la loi 045/2010 sur l’audiovisuel

Conscients de la nécessité de consolider le rôle d’avant-garde que joue la presse nationale dans la cohésion sociale et l’unité nationale, dans le développement et la prospérité du peuple mauritanien, dans la défense de ses valeurs intrinsèques et l’émergence d’une société intelligente et instruite.

Prenant en compte les maux dont souffre le secteur de la presse et de la communication, notamment le laisser-aller dans lequel il se débat depuis les années 90 et qui a complètement dévoyé la profession de journaliste, faisant du métier un tremplin pour manant,  juste bon pour se faire de l’argent par la provocation, même au détriment de l’unité nationale et de la cohésion sociale, un simple instrument d’apologie, de médisance et de diffamation

Considérant la nécessité d’assainir et de réformer profondément le secteur de la presse et de l’information en vue de garantir les droits des journalistes, tant sur le plan moral que matériel, en leur offrant un environnement propice à les protéger contre les exactions et les pressions auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur profession

Se fondant sur l’engagement formulé par le Président de la République au cours du mois de mai 2020 par rapport à la réforme et à la professionnalisation du secteur de la presse. Considérant cet engagement du Chef de l’Etat, comme le prolongement de celui qu’il avait précédemment pris lors de la conférence de presse qui l’avait réuni au mois de mars 2020 avec les représentants des médias

Nous, journalistes mauritaniens signataires du présent PACTE, dans lequel nous nous retrouvons et nous assimilons jusqu’à l’atteinte des objectifs pour lequel nous l’avons élaboré et adopté, portons à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale ce qui suit :

  1. Nous, représentants de trois générations de journalistes, et après plusieurs décennies de latence, avons décidé de nous fondre dans un seul et unique corps de métier. Les générations dont il s’agit sont les suivantes :
  • La Génération des Fondateurs (1960-1980)
  • La Deuxième Génération (1981-2000)
  • La Troisième Génération (2001-2020)

Nous, les Trois Générations de journalistes mauritaniens ci-dessus identifiés, avons décidé d’unir nos efforts, à travers nos expériences et nos compétences, pour défendre notre profession et la débarrasser de ses intrus.

  • Nous avons décidé de nous réunir pour œuvrer à la réussite du prochain congrès sous le sceau d’une réforme capable de restituer à la profession de journaliste ses lettes de noblesse. Cette réforme touchera la professionnalisation, les textes de base, les acteurs et les objectifs spécifiques.

Nous œuvrerons également à consolider nos rangs au sein d’un unique référenciel qui sera le creuset des professionnels du milieu, muraille protectrice du métier de journaliste et cadre unificateur des acteurs de la presse.

  • Nous avons décidé de rendre spécial le prochain Congrès, pour en faire un congrès annonciateur d’une période nouvelle avec une direction forte qui sera chargée de piloter une vision inédite basée sur la professionnalisation du métier de journaliste et la participation au plus haut niveau à la réforme tant souhaité du secteur de la presse, dans un environnement marqué par la disponibilité du plus haut magistrat du pays à accompagner ce mouvement.
  • Nous tenons à informer qui de droit, et à travers ce Pacte, de notre volonté ferme de réunir les trois générations de journalistes du pays autour du Pacte professionnel. Nous lançons par la même occasion un Appel sincère aux autorités du pays pour qu’elles accélèrent la réforme tant attendue du secteur de la presse, réforme pour laquelle nous mettons à disposition notre expertise et nos expériences, et qui ne peut être garantie que par l’adoption d’une loi définissant les critères d’exercice de la profession de journaliste, qui délimite son rôle et ses prérogatives, tout en la débarrassant des maux qui l’ont gangrénée durant les dernières décennies.

Cette loi doit garantir au journaliste l’exercice légal de sa profession, tout en permettant au secteur de se développer, d’assurer la protection juridique de ses acteurs et d’être considéré comme partenaire incontournable dans l’ensemble des plans et programmes nationaux qui s’inscrivent dans les aspirations du peuple mauritanien. Une loi, qui permet d’une manière équitable à tous les organes de presse d’avoir les mêmes opportunités  d’accès aux différentes aides publique de l’Etat.

  • Appeler à une coordination et à une concertation entre les institutions gouvernementales concernées et les tenants de la présente initiative dans l’exécution du contenu de ce Pacte afin  de faire de la réforme du secteur de la presse une préoccupation de tous les acteurs
  • Œuvrer à la mise en place d’une Ecole de journalisme spécialisée dans l’enseignement des techniques de l’information et de la communication, mais aussi dans les stages de formation et de promotion aux métiers de journalisme. Ouvrir aussi si nécessaire des sections de journalisme dans les universités nationales, afin de fournir au marché médiatique des journalistes professionnels bien formés.
  • Ancrer les principes d’éthique et de déontologie de la profession de journaliste afin que les praticiens du secteur soient mieux imbus de leur rôle dans le développement du pays
  • Les Signataires du présent Pacte invitent les Autorités nationales à associer les journalistes mauritaniens dans les différents Conseils d’Administration et dans les Organes publics chargés de gérer des secteurs en relation avec l’information et la communication ou proches de leurs domaines de compétences, parce que les plus concerné par les questions relevant du secteur.
  • Invitons l’ensemble des membres de la famille du secteur de la presse, quel que soit leur lieu de résidence, à parapher ce Pacte Professionnel, à s’y conformer, à ne pas rompre l’esprit de consensus qui garantit l’exercice de la profession. Les invitons aussi à consentir les sacrifices nécessaires à l’ancrage des valeurs sur lesquelles se fondent ce pacte.
  1. Confirmons que le présent Pacte n’est que l’expression d’intentions et de principes qui lient ceux qui s’y engagent et le signent, ceux qui comptent faire de la réforme du secteur de la presse et sa professionnalisation l’objet de concertations ultérieures dont l’organisation avec   la participation de l’ensemble des acteurs, prendra en compte les réalisations, les acquis et les disponibilités actuelles, afin de permettre de tracer des objectifs futurs communs.

Trois Organes pour la Réforme et la Professionnalisation de la presse

A la lumière de cette tendance réformatrice de la presse mauritanienne, des organes ont été mis en place. Voici leur composition et les missions qui sont confiées à chacun d’entre eux.

Après plusieurs jours de débats riches et variés à travers Watsapp entre les membres du groupe «Ensemble pour la Réforme et la Professionnalisation» composés des trois générations de journalistes mauritaniens, il a été décidé de mettre en place un Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens pour consolider les rangs des acteurs du milieu de la presse et assurer le plein succès de la réforme et de la professionnalisation envisagées du secteur.

Sur la base des observations et remarques émises sur le draft du Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens, le document final a été largement approuvé par la majorité de ceux qui se sont exprimés à travers le groupe Watsapp en question. Un nombre restreint d’intervenants a proposé de concentrer les efforts d’abord sur les sujets relatifs à la réforme et à la professionnalisation avant de penser à l’idée d’une structure commune. Lors d’un second round de discussion, ces mêmes intervenant sont revenus sur leur position et ont décidé de se soumettre au consensus général, celui qui accorde la priorité au Pacte Professionnel.

Afin de traduire d’une manière concrète les points retenus par les signataires du Pacte Professionnel, des groupes de travail ont été crées pour réaliser les objectifs de réforme tant souhaités.

Comité des Sages du Pacte Professionnel des Journalistes

Il est créé un Comité des Sages du Pacte professionnel des journalistes mauritaniens composé des représentants de différentes générations de journalistes. Il s’agit d’un haut organe consultatif dont la mission sera d’orienter le Comité chargé de la Coordination et du Suivi, ici désigné sous le vocable Coordination générale, qu’il conseillera et accompagnera, conformément à l’esprit du Pacte, tout au long du processus de réflexion autour de la réforme profonde envisagée du secteur de la presse. Le Comité des Sages approuvera et donnera son point de vue sur l’ensemble des documents et rapports généraux qui seront produits.

A travers des concertations à distance, dictées par la situation sanitaire actuelle, les membres du Comité des Sages pourront ainsi encadrer la Coordination générale d’une manière continue. Chaque session du Comité sera dirigée par un membre, selon une présidence tournante et sur la base d’un consensus interne. Les sessions du Comité se tiendront quelque soit le quorum, à charge pour les présents d’informer les absents des décisions prises tout en leur fournissant les documents, rapports et procès-verbaux échangés au cours de la session.

Le Coordinateur général ou celui qu’il désignera, sera chargé d’assurer le Secrétariat des sessions du Comité des Sages. Il assurera la conservation des documents, la rédaction des rapports et la publication des communiqués.

Grande Commission Technique chargée du Plan de Réforme et de Professionnalisation

En concertation avec la Coordination Générale et le Comité des Sages, et dans l’esprit du Pacte Professionnel, la Grande Commission Technique Chargée de la Réforme et de la Professionnalisation propose les lignes générales de la réforme et de la professionnalisation envisagée du secteur de la presse en Mauritanie, et cela dans un délai n’excédant pas deux (2) semaines après sa mise en place. Elle fixe les règles de base du plan, élabore un mémo synthétique, avec des points précis, succincts et limités, mais reprenant d’une manière complète l’ensemble des questions relatives à la situation actuelle de la presse mauritanienne et les points de réforme envisagés.

Une fois les grandes lignes approuvées par la Coordination générale et par le Comité des Sages, la Grande Commission Technique se chargera alors de mettre le plan en exécution dans un délai ne dépassant pas deux (2) mois. Le résultat du travail réalisé sera présenté au cours d’un congrès général qui sera organisé par la Coordination et auquel l’ensemble des membres du Pacte Professionnel seront conviés, ainsi que toute personnalité dont la présence sera jugée nécessaire. Le document produit sera soumis à un débat général et adopté en plénière.

Le Comité des Sages, la Coordination Générale et la Grande Commission Technique décideront par la suite des moyens les plus appropriés pour transmettre le document final à qui de droit ainsi que sa publication à l’intention de l’opinion publique.

La Grande Commission Technique chargée de la Réforme et de la Professionnalisation dispatchera le travail entre ses commissions spécialisées, dont chacune sera chargée de l’exécution d’une partie du plan d’action avec un deadline bien précis. La Grande Commission pourra solliciter l’expertise de n’importe quel membre du Pacte après avis de la Coordination Générale.

Comité chargé de la Coordination et du Suivi

Le Comité Chargé de la Coordination et du Suivi, encore appelé Coordination Générale, est la vitrine externe et l’organe chargé de la communication du Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens. C’est également, à titre provisoire, son organe de direction. Il propose des plans de travail, délimite les règles de base de leur exécution et charge les membres du pacte, à titre individuel ou collectif, de toute tâche qu’il pourrait leur assigner.

Le Comité est également chargé de coordonner le travail des équipes. Il supervise et booste les activités liées au plan de réforme et de professionnalisation, appuie et accompagne les commissions spécialisées en cas de besoin.

Il est aussi chargé de la conservation des documents du Pacte et propose les moyens de gestion, que cela soit en termes humains ou logistiques, pour l’accomplissement des tâches.

Cheikh Aïdara


Curieuse campagne médiatique de l’ADG de la SNIM

En plein conseil d’administration de la SNIM tenu le 2 juin à Nouakchott, l’Administrateur Directeur Général de la Société Industrielle et Minière (SNIM),  Mokhtar Ould Djay annonce des bénéfices de 105 milliards et la gratification du personnel de la SNIM de quelques mois de salaires. Parallèlement à ces annonces, des blogueurs affiliés à l’ADG de la SNIM ou des prêtes noms, inondent le web dans la même journée avec ses louanges en lui attribuant tout le bilan de 2019 où il n’est pourtant concerné que par quatre mois à partir de sa nomination . Une opération de communication destinée à redorer le blason de l’ADG de la Snim en le présentant comme un gestionnaire doué, bien que réputé incompétent, arrogeant, zélé et manipulateur. Cette technique a déjà marché avec l’ancien président dont une grande partie du mal provient de la confiance injustifiée placée dans l’actuel ADG de la SNIM.

Mais cette fois l’approche de propagande en faveur de l’ADG de la SNIM ne s’est pas limitée au génie et au bilan hypothétique. Elle a été étoffée par des gratifications de quelques mois de salaires au personnel de la SNIM, question de les embarquer dans la campagne de promotion en faveur de leur chef quelques jours après la nomination de son rival politique à Magta Lahjar comme Inspecteur Général d’Etat.

Et cette générosité vis-à-vis du personnel, même si elle peut faire plaisir aux employés de la SNIM, risque cependant de créer des frustrations chez les autres employés auxquels le Ministère des Finances n’a pas pu accorder des gratifications au titre de la dernière fête. L’ADG de la SNIM a t il voulu montrer qu’il peut faire ce que le Ministre des Finances n’a pu faire? En tout cas l’ADG de la SNIM s’y était de tout le temps opposé à payer les gratifications aux employés des établissements publics du temps où il était ministre de l’économie et des finances. Pourquoi cette magnanimité subite?

Ses communicateurs ont ils voulu montrer son efficacité à ce moment où des principales figures de l’Etat sont stigmatisées par des blogueurs aux ordres, ou ne sont pas réputées être de grands communicateurs dans le sens cynique du terme?

Pas mal de gens le pensent et se demandent si l’ADG de la SNIM travaille ainsi pour son agenda propre ou plutôt pour le retour de son mentor.

En fait, certains privilégient la seconde option, car la loyauté de l’ADG de la SNIM vis-à-vis de l’actuel gouvernement reste à démonter, n’ayant jamais depuis l’alternance rendu un quelconque hommage à celui ci, alors qu’il publiait des postings glorificateurs quasi quotidiens, avant août 2019.

MOMS