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S’adapter à un mode en changement : la stratégie émergente du Partenariat de Ouagadougou après 2020

Lancé en 2011, le Partenariat de Ouagadougou (PO) est l’un des partenariats les plus réussis entre les gouvernements, la société civile et les bailleurs pour accélérer la disponibilité et l’utilisation des services de Planification Familiale au Bénin (PF), au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo.

De 2011 à 2020, le PO a doublé le nombre de femmes utilisatrices de méthodes modernes de contraception dans la sous-région en ajoutant 3,8 millions d’utilisatrices additionnelles. L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO) a été déterminante dans le succès du PO. Elle a renforcé la coordination entre les bailleurs pour optimiser le soutien aux pays, amélioré les échanges entre et au sein des pays membres, organisé les partenaires opérationnels et la société civile pour accélérer la réalisation des projets, établi la responsabilité mutuelle des gouvernements, bailleurs et autres partenaires pour l’atteinte des résultats.

Dans le processus de création d’une vision partagée pour 2030, qui s’appuie sur les réalisations à ce jour, les défis persistants dans la région et les domaines d’intervention inexplorés, le Partenariat a lancé l’initiative «PO Après 2020 ».

Les commentaires recueillis auprès de la communauté du PO lors de la première phase de l’initiative suggèrent une vision, un objectif, des principes opérationnels et domaines d’intervention pour le Partenariat jusqu’en 2030. Comme lors de la première étape du processus, la voix de toutes les parties prenantes est essentielle pour affiner et améliorer les tendances émergentes présentées ci-dessous.

Vision proposée : un avenir plus sain et plus prospère

Une Afrique de l’Ouest francophone où un accès facile à la planification familiale de qualité sauve et améliore la vie des femmes et des jeunes et sert de catalyseur pour un développement durable pour tous


Principes opérationnels

La nouvelle vision adhère aux principes opérationnels suivants:

  • Le PO fait le suivi d’objectifs ambitieux pour que la planification familiale soit une priorité des programmes nationaux et internationaux.
  • Le PO utilise les données pour concentrer ses efforts sur les meilleures pistes de progrès.
  • Le PO donne une voix puissante aux jeunes dans la définition de son agenda et de ses priorités.
  • Le PO croit que nous sommes plus forts en tant que région et que l’action régionale permet de plus grands progrès.
  • Le PO reconnaît que chaque pays est unique et un membre important.

Défis régionaux à relever

La nouvelle vision répond aux défis régionaux ci-après:

  • La plus grande génération de jeunes dans l’histoire du monde a besoin de services de PF.
  • Les services PF offerts sont de mauvaise qualité et souffrent d’une couverture insuffisante.
  • Les crises humanitaires limitent l’accès à la PF.
  • L’inégalité entre les sexes freine l’accès à la PF et restreint le pouvoir décisionnel des femmes.
  • Les politiques et les programmes sont insuffisants pour réaliser le dividende démographique.
  • Les progrès de la PF ralentissent à mesure que la demande existante est satisfaite.

Objectif proposé

Doubler le nombre d’utilisatrices de contraception moderne pour atteindre 13 millions d’ici 2030

Maintenir la tendance historique du PO serait un exploit exceptionnel. Comme prévu, les taux de progression ont ralenti depuis que le PO a atteint des segments « plus faciles » d’utilisatrices. Cependant, en faisant preuve de dynamisme et en renforçant les investissements, les pays membres du PO pourront une fois encore doubler le nombre d’utilisatrices de méthodes contraceptives modernes pour atteindre 13 millions d’ici 2030. Ce nouvel objectif sera atteint si chaque pays peut dépasser sa tendance actuelle et si de nouvelles stratégies sont identifiées pour continuer d’enregistrer une forte croissance.

Domaines additionnels d’intervention

Le PO a l’intention d’élargir sa façon de soutenir ses partenaires pour faire face aux changements de circonstances observés dans la région. En plus des domaines dans lesquels nous intervenons déjà, nous mettrons un accent particulier sur des populations, des sujets et des approches spécifiques. Certains de ces nouveaux domaines d’intervention sont cités ci-dessous :

  1. Les jeunes
  2. Les membres du PO adaptent déjà leurs programmes de PF aux jeunes: (1) les gouvernements du PO se focalisent de plus en plus sur l’éducation à la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adaptent les services de PF à leurs besoins; (2) les bailleurs du PO attribuent des fonds aux programmes axés sur les jeunes pour élargir les efforts visant à accroître les opportunités qui leur sont offertes; (3) les partenaires opérationnels du PO recherchent activement des jeunes pour les services qu’ils offrent.
  3. Le PO s’assurera de la disponibilité de meilleures ressources pour les jeunes en levant les obstacles à la participation et au leadership des jeunes dans les initiatives DSSR, en appuyant la recherche en AOF afin de combler le manque de données probantes sur la PF chez les jeunes, et en rendant les études et ressources existantes utiles au public.
  4. L’UCPO poursuivra sa stratégie «jeunes» à travers le renforcement de la participation des jeunes aux événements du PO, et la promotion des politiques de SRAJ. L’UCPO recrutera des jeunes au sein de son équipe, élaborera une vision conjointe avec d’autres mouvements, et consultera les bailleurs sur les questions relatives aux jeunes.
  5. Le PO collaborera avec d’autres partenaires et coordonnera le plaidoyer politique pour l’adoption de dispositions législatives essentielles en faveur des jeunes telles que le maintien des jeunes filles à l’école, la politique d’auto prise en charge des jeunes ou la lutte contre le mariage des enfants.
  6. Les normes sociales

Le PO appuiera les efforts des pays pour changer les normes sociales. Il travaillera étroitement avec les chefs religieux, les jeunes et autres leaders sociaux pour:

  • soutenir les ministres dans leur processus de révision des normes sociales
  • servir d’accélérateurs pour le Changement Social et de Comportement (CSC). Le PO appuiera les programmes et projets axés sur le CSC, fournira des ressources, des formations et priorisera le financement de la recherche sur le CSC et sa mise en œuvre avec la participation des gouvernements
  • faire un suivi des indicateurs de mesure du comportement du prestataire et de la qualité des services
  • diffuser leurs messages via les plateformes du PO, y compris la prise de parole lors des événements du PO et autres, dans les articles d’opinion et autres publications.
  • Les priorités partagées dans la région

Le PO mettra aussi l’accent sur les autres priorités partagées par les pays dans la région. Le partenariat:

  • créera un cadre formel afin de permettre aux participants d’identifier les sujets de discussion en prélude à la réunion annuelle du PO et planifiera les sessions en conséquence
  • aidera à répondre aux besoins en PF dans des contextes politiques peu favorables et situations de crise en incluant les experts humanitaires dans l’élaboration des PANBs et en établissant de nouveaux partenariats avec les organisations humanitaires et en renforçant ceux qui existent déjà
  • combler les importantes lacunes dans les connaissances et la recherche en PF sur le CSC et les attitudes des jeunes en AOF. Le PO lancera dans cet optique, un fonds de recherche pour les pays, les ONG et Organisations de la Société Civile (OSC)
  • créera des opportunités et renforcera les capacités régionales pour la recherche en PF suivant le modèle établi par le gouvernement français et l’USAID.
  • Un accompagnement sur mesure pour chaque pays 

Le PO adaptera son soutien au contexte de chaque pays et prévoit :

  • apporter de nouveaux outils et du soutien aux pays ayant les plus grands besoins
  • aider à intégrer les services de PF dans les programmes de santé nationaux
  • apporter si nécessaire, un appui technique aux pays à l’échelle nationale
  • mettre l’accent sur les meilleures opportunités dans chaque pays sous forme de « PANBs synthèses » faciles à assimiler
  • améliorer la collaboration avec les OSC pour l’atteinte des résultats visés

Vous pouvez également trouver ces informations en ligne :


Réforme et professionnalisation de la presse mauritanienne, un chantier en cours d’exécution

Plus d’une centaine de journalistes, regroupant trois générations, celle des indépendances, celle des années 90 à 2000 et celle de 2000 à nos jours, sont en pleine œuvre dans un chantier, celui de la réforme et de la professionnalisation de la presse mauritanienne.

Au menu, un Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens est déjà élaboré et signé par un nombre important de journalistes et d’autres sont en train de rejoindre le mouvement. Le prétexte, l’ouverture des nouvelles autorités, à leur tête le Président de la République Mohamed Ould Ghazwani, à accompagner toute initiative tendant à réformer et professionnaliser les médias mauritaniens.
Voici le contenu du Pacte qui a déjà été paraphé par près de 200 journalistes.

Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens

Guidés par le souci d’engager une réforme profonde de la presse mauritanienne sur des bases garantissant la liberté de presse et le réel exercice du métier de journaliste avec professionnalisme et responsabilité

Nous fondant sur des réalisations positives, même si elles sont en deçà de ce qui était attendu, et qui ont été accomplies dans le domaine de l’information depuis l’indépendance, notamment la loi sur la presse connue sous le nom de Loi de 1963 sur la diffusion et l’impression, la loi sur la presse du 25 juillet 1991, ainsi que les modifications qui lui ont été apportées en 2006 et en 2010, ainsi que la loi 045/2010 sur l’audiovisuel

Conscients de la nécessité de consolider le rôle d’avant-garde que joue la presse nationale dans la cohésion sociale et l’unité nationale, dans le développement et la prospérité du peuple mauritanien, dans la défense de ses valeurs intrinsèques et l’émergence d’une société intelligente et instruite.

Prenant en compte les maux dont souffre le secteur de la presse et de la communication, notamment le laisser-aller dans lequel il se débat depuis les années 90 et qui a complètement dévoyé la profession de journaliste, faisant du métier un tremplin pour manant,  juste bon pour se faire de l’argent par la provocation, même au détriment de l’unité nationale et de la cohésion sociale, un simple instrument d’apologie, de médisance et de diffamation

Considérant la nécessité d’assainir et de réformer profondément le secteur de la presse et de l’information en vue de garantir les droits des journalistes, tant sur le plan moral que matériel, en leur offrant un environnement propice à les protéger contre les exactions et les pressions auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur profession

Se fondant sur l’engagement formulé par le Président de la République au cours du mois de mai 2020 par rapport à la réforme et à la professionnalisation du secteur de la presse. Considérant cet engagement du Chef de l’Etat, comme le prolongement de celui qu’il avait précédemment pris lors de la conférence de presse qui l’avait réuni au mois de mars 2020 avec les représentants des médias

Nous, journalistes mauritaniens signataires du présent PACTE, dans lequel nous nous retrouvons et nous assimilons jusqu’à l’atteinte des objectifs pour lequel nous l’avons élaboré et adopté, portons à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale ce qui suit :

  1. Nous, représentants de trois générations de journalistes, et après plusieurs décennies de latence, avons décidé de nous fondre dans un seul et unique corps de métier. Les générations dont il s’agit sont les suivantes :
  • La Génération des Fondateurs (1960-1980)
  • La Deuxième Génération (1981-2000)
  • La Troisième Génération (2001-2020)

Nous, les Trois Générations de journalistes mauritaniens ci-dessus identifiés, avons décidé d’unir nos efforts, à travers nos expériences et nos compétences, pour défendre notre profession et la débarrasser de ses intrus.

  • Nous avons décidé de nous réunir pour œuvrer à la réussite du prochain congrès sous le sceau d’une réforme capable de restituer à la profession de journaliste ses lettes de noblesse. Cette réforme touchera la professionnalisation, les textes de base, les acteurs et les objectifs spécifiques.

Nous œuvrerons également à consolider nos rangs au sein d’un unique référenciel qui sera le creuset des professionnels du milieu, muraille protectrice du métier de journaliste et cadre unificateur des acteurs de la presse.

  • Nous avons décidé de rendre spécial le prochain Congrès, pour en faire un congrès annonciateur d’une période nouvelle avec une direction forte qui sera chargée de piloter une vision inédite basée sur la professionnalisation du métier de journaliste et la participation au plus haut niveau à la réforme tant souhaité du secteur de la presse, dans un environnement marqué par la disponibilité du plus haut magistrat du pays à accompagner ce mouvement.
  • Nous tenons à informer qui de droit, et à travers ce Pacte, de notre volonté ferme de réunir les trois générations de journalistes du pays autour du Pacte professionnel. Nous lançons par la même occasion un Appel sincère aux autorités du pays pour qu’elles accélèrent la réforme tant attendue du secteur de la presse, réforme pour laquelle nous mettons à disposition notre expertise et nos expériences, et qui ne peut être garantie que par l’adoption d’une loi définissant les critères d’exercice de la profession de journaliste, qui délimite son rôle et ses prérogatives, tout en la débarrassant des maux qui l’ont gangrénée durant les dernières décennies.

Cette loi doit garantir au journaliste l’exercice légal de sa profession, tout en permettant au secteur de se développer, d’assurer la protection juridique de ses acteurs et d’être considéré comme partenaire incontournable dans l’ensemble des plans et programmes nationaux qui s’inscrivent dans les aspirations du peuple mauritanien. Une loi, qui permet d’une manière équitable à tous les organes de presse d’avoir les mêmes opportunités  d’accès aux différentes aides publique de l’Etat.

  • Appeler à une coordination et à une concertation entre les institutions gouvernementales concernées et les tenants de la présente initiative dans l’exécution du contenu de ce Pacte afin  de faire de la réforme du secteur de la presse une préoccupation de tous les acteurs
  • Œuvrer à la mise en place d’une Ecole de journalisme spécialisée dans l’enseignement des techniques de l’information et de la communication, mais aussi dans les stages de formation et de promotion aux métiers de journalisme. Ouvrir aussi si nécessaire des sections de journalisme dans les universités nationales, afin de fournir au marché médiatique des journalistes professionnels bien formés.
  • Ancrer les principes d’éthique et de déontologie de la profession de journaliste afin que les praticiens du secteur soient mieux imbus de leur rôle dans le développement du pays
  • Les Signataires du présent Pacte invitent les Autorités nationales à associer les journalistes mauritaniens dans les différents Conseils d’Administration et dans les Organes publics chargés de gérer des secteurs en relation avec l’information et la communication ou proches de leurs domaines de compétences, parce que les plus concerné par les questions relevant du secteur.
  • Invitons l’ensemble des membres de la famille du secteur de la presse, quel que soit leur lieu de résidence, à parapher ce Pacte Professionnel, à s’y conformer, à ne pas rompre l’esprit de consensus qui garantit l’exercice de la profession. Les invitons aussi à consentir les sacrifices nécessaires à l’ancrage des valeurs sur lesquelles se fondent ce pacte.
  1. Confirmons que le présent Pacte n’est que l’expression d’intentions et de principes qui lient ceux qui s’y engagent et le signent, ceux qui comptent faire de la réforme du secteur de la presse et sa professionnalisation l’objet de concertations ultérieures dont l’organisation avec   la participation de l’ensemble des acteurs, prendra en compte les réalisations, les acquis et les disponibilités actuelles, afin de permettre de tracer des objectifs futurs communs.

Trois Organes pour la Réforme et la Professionnalisation de la presse

A la lumière de cette tendance réformatrice de la presse mauritanienne, des organes ont été mis en place. Voici leur composition et les missions qui sont confiées à chacun d’entre eux.

Après plusieurs jours de débats riches et variés à travers Watsapp entre les membres du groupe «Ensemble pour la Réforme et la Professionnalisation» composés des trois générations de journalistes mauritaniens, il a été décidé de mettre en place un Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens pour consolider les rangs des acteurs du milieu de la presse et assurer le plein succès de la réforme et de la professionnalisation envisagées du secteur.

Sur la base des observations et remarques émises sur le draft du Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens, le document final a été largement approuvé par la majorité de ceux qui se sont exprimés à travers le groupe Watsapp en question. Un nombre restreint d’intervenants a proposé de concentrer les efforts d’abord sur les sujets relatifs à la réforme et à la professionnalisation avant de penser à l’idée d’une structure commune. Lors d’un second round de discussion, ces mêmes intervenant sont revenus sur leur position et ont décidé de se soumettre au consensus général, celui qui accorde la priorité au Pacte Professionnel.

Afin de traduire d’une manière concrète les points retenus par les signataires du Pacte Professionnel, des groupes de travail ont été crées pour réaliser les objectifs de réforme tant souhaités.

Comité des Sages du Pacte Professionnel des Journalistes

Il est créé un Comité des Sages du Pacte professionnel des journalistes mauritaniens composé des représentants de différentes générations de journalistes. Il s’agit d’un haut organe consultatif dont la mission sera d’orienter le Comité chargé de la Coordination et du Suivi, ici désigné sous le vocable Coordination générale, qu’il conseillera et accompagnera, conformément à l’esprit du Pacte, tout au long du processus de réflexion autour de la réforme profonde envisagée du secteur de la presse. Le Comité des Sages approuvera et donnera son point de vue sur l’ensemble des documents et rapports généraux qui seront produits.

A travers des concertations à distance, dictées par la situation sanitaire actuelle, les membres du Comité des Sages pourront ainsi encadrer la Coordination générale d’une manière continue. Chaque session du Comité sera dirigée par un membre, selon une présidence tournante et sur la base d’un consensus interne. Les sessions du Comité se tiendront quelque soit le quorum, à charge pour les présents d’informer les absents des décisions prises tout en leur fournissant les documents, rapports et procès-verbaux échangés au cours de la session.

Le Coordinateur général ou celui qu’il désignera, sera chargé d’assurer le Secrétariat des sessions du Comité des Sages. Il assurera la conservation des documents, la rédaction des rapports et la publication des communiqués.

Grande Commission Technique chargée du Plan de Réforme et de Professionnalisation

En concertation avec la Coordination Générale et le Comité des Sages, et dans l’esprit du Pacte Professionnel, la Grande Commission Technique Chargée de la Réforme et de la Professionnalisation propose les lignes générales de la réforme et de la professionnalisation envisagée du secteur de la presse en Mauritanie, et cela dans un délai n’excédant pas deux (2) semaines après sa mise en place. Elle fixe les règles de base du plan, élabore un mémo synthétique, avec des points précis, succincts et limités, mais reprenant d’une manière complète l’ensemble des questions relatives à la situation actuelle de la presse mauritanienne et les points de réforme envisagés.

Une fois les grandes lignes approuvées par la Coordination générale et par le Comité des Sages, la Grande Commission Technique se chargera alors de mettre le plan en exécution dans un délai ne dépassant pas deux (2) mois. Le résultat du travail réalisé sera présenté au cours d’un congrès général qui sera organisé par la Coordination et auquel l’ensemble des membres du Pacte Professionnel seront conviés, ainsi que toute personnalité dont la présence sera jugée nécessaire. Le document produit sera soumis à un débat général et adopté en plénière.

Le Comité des Sages, la Coordination Générale et la Grande Commission Technique décideront par la suite des moyens les plus appropriés pour transmettre le document final à qui de droit ainsi que sa publication à l’intention de l’opinion publique.

La Grande Commission Technique chargée de la Réforme et de la Professionnalisation dispatchera le travail entre ses commissions spécialisées, dont chacune sera chargée de l’exécution d’une partie du plan d’action avec un deadline bien précis. La Grande Commission pourra solliciter l’expertise de n’importe quel membre du Pacte après avis de la Coordination Générale.

Comité chargé de la Coordination et du Suivi

Le Comité Chargé de la Coordination et du Suivi, encore appelé Coordination Générale, est la vitrine externe et l’organe chargé de la communication du Pacte Professionnel des Journalistes Mauritaniens. C’est également, à titre provisoire, son organe de direction. Il propose des plans de travail, délimite les règles de base de leur exécution et charge les membres du pacte, à titre individuel ou collectif, de toute tâche qu’il pourrait leur assigner.

Le Comité est également chargé de coordonner le travail des équipes. Il supervise et booste les activités liées au plan de réforme et de professionnalisation, appuie et accompagne les commissions spécialisées en cas de besoin.

Il est aussi chargé de la conservation des documents du Pacte et propose les moyens de gestion, que cela soit en termes humains ou logistiques, pour l’accomplissement des tâches.

Cheikh Aïdara


Curieuse campagne médiatique de l’ADG de la SNIM

En plein conseil d’administration de la SNIM tenu le 2 juin à Nouakchott, l’Administrateur Directeur Général de la Société Industrielle et Minière (SNIM),  Mokhtar Ould Djay annonce des bénéfices de 105 milliards et la gratification du personnel de la SNIM de quelques mois de salaires. Parallèlement à ces annonces, des blogueurs affiliés à l’ADG de la SNIM ou des prêtes noms, inondent le web dans la même journée avec ses louanges en lui attribuant tout le bilan de 2019 où il n’est pourtant concerné que par quatre mois à partir de sa nomination . Une opération de communication destinée à redorer le blason de l’ADG de la Snim en le présentant comme un gestionnaire doué, bien que réputé incompétent, arrogeant, zélé et manipulateur. Cette technique a déjà marché avec l’ancien président dont une grande partie du mal provient de la confiance injustifiée placée dans l’actuel ADG de la SNIM.

Mais cette fois l’approche de propagande en faveur de l’ADG de la SNIM ne s’est pas limitée au génie et au bilan hypothétique. Elle a été étoffée par des gratifications de quelques mois de salaires au personnel de la SNIM, question de les embarquer dans la campagne de promotion en faveur de leur chef quelques jours après la nomination de son rival politique à Magta Lahjar comme Inspecteur Général d’Etat.

Et cette générosité vis-à-vis du personnel, même si elle peut faire plaisir aux employés de la SNIM, risque cependant de créer des frustrations chez les autres employés auxquels le Ministère des Finances n’a pas pu accorder des gratifications au titre de la dernière fête. L’ADG de la SNIM a t il voulu montrer qu’il peut faire ce que le Ministre des Finances n’a pu faire? En tout cas l’ADG de la SNIM s’y était de tout le temps opposé à payer les gratifications aux employés des établissements publics du temps où il était ministre de l’économie et des finances. Pourquoi cette magnanimité subite?

Ses communicateurs ont ils voulu montrer son efficacité à ce moment où des principales figures de l’Etat sont stigmatisées par des blogueurs aux ordres, ou ne sont pas réputées être de grands communicateurs dans le sens cynique du terme?

Pas mal de gens le pensent et se demandent si l’ADG de la SNIM travaille ainsi pour son agenda propre ou plutôt pour le retour de son mentor.

En fait, certains privilégient la seconde option, car la loyauté de l’ADG de la SNIM vis-à-vis de l’actuel gouvernement reste à démonter, n’ayant jamais depuis l’alternance rendu un quelconque hommage à celui ci, alors qu’il publiait des postings glorificateurs quasi quotidiens, avant août 2019.

MOMS


Le Représentant Résident de l’UNFPA satisfait des performances de la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels, Matériels et Consommables Médicaux (CAMEC)

SEM. Saïdou Kaboré, Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Mauritanie s’est dit satisfait des conditions de stockage du matériel et des produits de la santé de la reproduction que son institution met chaque année à la disposition du pays. C’était lors de la visite qu’il a rendue jeudi 4 juin 2020 à la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels, Matériels et Consommables Médicaux (CAMEC).

Photo de Famille (la Directrice Générale et à sa gauche SEM Saidou Kaboré) – Crédit Aïdara

Créée en 2001 en tant qu’outil de la politique de santé chargée de rendre disponibles les médicaments essentiels génériques de qualité, accessibles à toutes les couches de la population, la CAMEC approvisionne les structures de santé sur toute l’étendue du territoire mauritanien. C’est là où sont également stockés les matériels et produits de la santé de la reproduction, notamment les produits contraceptifs, que l’UNFPA livre chaque année à la Mauritanie. 

Le Représentant Résident de l’UNFPA en Mauritanie, SEM. Saïdou Kaboré, s’est rendu le jeudi 4 juin 2020  dans cette structure qui est un véritable pivot du système sanitaire et médical en Mauritanie, en termes d’offres et de distribution de médicaments essentiels, de matériels et consommables.

Il a été accueilli par la Directrice générale adjointe, Dr. Fadila Sadegh, entourée de ses proches collaborateurs, notamment Dr. Brahim Saleh, Directeurs chargé des produits et consommables Santé de la Reproduction et Dr. Abdallahi, Directeur Approvisionnement, entre autres.

Photo devant le camion frigorifique don de l’UNFPA (Crédit Aïdara)

Au cours de l’entrevue, Dr. Fadila Sadegh a exprimé la disponibilité de la CAMEC à poursuivre et à approfondir le partenariat qui lie son institution à l’UNFPA, tout en sollicitant davantage d’aide et d’appui pour accompagner les efforts de la CAMEC dans ses démembrements à l’intérieur du pays.

Le Représentant Résident avait souligné auparavant le rôle d’appui et de complément que joue l’UNFPA, affirmant que «l’essentiel est déjà fait par le gouvernement. Nous ne faisons que contribuer aux efforts colossaux déployés par les autorités, surtout en cette période de Covid-19». Il s’est félicité de la disponibilité des produits de la santé de la reproduction, notamment les produits contraceptifs, et leur accès gratuit aux populations.

A l’intérieur des magasin de stockage – Crédit Aidara)

Complétant les propos du Représentant Résident, Bocar MBaye, Chargé de Programme Sécurisation des produits de la santé de la reproduction, Bureau UNFPA, cheville ouvrière du partenariat entre l’UNFPA et l’Etat mauritanien dans le domaine de la santé de la reproduction, devait rappeler les nombreuses actions déjà menées dans le cadre de la coopération entre l’UNFPA et la CAMEC, citant la réhabilitation de ses différentes antennes régionales et leur dotation en ordinateurs, l’achat du premier camion frigorifique pour l’acheminement des produits à l’intérieur du pays et la formation du personnel. «Aujourd’hui, la CAMEC dispose de 4 camions, dont 1 don de l’UNFPA et 3 qu’elle a achetés» a souligné Bâ Bocar.

Le Représentant Résident et son staff, Bocar MBaye et Bâ Mamadou, Chargé de communication, accompagnés de Dr. Brahim et Dr. Sidi Mohamed Abdel Aziz, Chef de service Santé Maternelle Néonatale Infantile et Adolescent (SMNIA), a visité les magasins et constaté la bonne conservation des produits de la Santé de la Reproduction, notamment les produits qui sauvent les vies,  les Antibiotiques (contre les infections), les Utérotoniques (contre les hémorragies), les Anticonvulsivants (contre l’éclampsie) et les Contraceptifs qui contribuent à réduire d’un tiers (1/3) les décès maternels selon les études menées à travers le monde. Parmi également les stocks conservés à la CAMEC, les contraceptifs oraux, le DIU, les Injectables, les Implants et les Préservatifs.

Il est en effet établi qu’en Mauritanie, les causes les plus meurtrières du décès maternel et néonatal sont les infections, les hémorragies, les dystocies et les éclampsies. D’où l’impératif nécessité de la disponibilité en permanence, dans les formations sanitaires, de médicaments permettant de prendre efficacement en charge les complications dues à ces causes. Chaque année, l’UNFPA achète les besoins du pays en produits contraceptifs et ces produits sont stockés à la CAMEC qui se charge de leur distribution au niveau des structures de santé.

Cheikh Aïdara