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Souvenirs d’Antsirabe : Bruno et Benoît, «pousse-pousse» de père en fils

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Unique moyen de transport public à Antsirabe, le «pousse-pousse » est le métier le plus à la portée des paysans malgaches, qui débarquent sur cette ancienne métropole connue sous le nom «La ville d’eau». C’est un héritage de la domination anglaise, puis française, quand le colon utilisait la force de traction humaine pour se déplacer. Un siège, un repose pied et quatre longs brancards hissés sur les épaules de quatre solides indigènes.

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Le «pousse-pousse » a beaucoup évolué avec le temps. Aujourd’hui, c’est une sorte de palanquin qui protège du soleil, tracté soit par la force humaine, soit par vélo. Il fait vivre près de 260.000 familles à Antsirabe, selon les statistiques de la commune.
Benoît, la quarantaine, mais qui en paraît plus, a initié son fils, Bruno, un adolescent sans instruction, à ce rude métier. Tous les deux faisaient partie des «heureux élus », ceux que l’Union de la Presse Francophone (UPF) avait sélectionnés pour le déplacement de ses invités. C’était en prélude à son conclave organisé du 18 au 24 novembre 2016 dans le mythique hôtel «Les Thermes» à Antsirabe, un bâtiment inauguré en 1922.

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Vendredi 19 novembre 2016, une visite guidée à travers la ville. D’abord le «Village Plateau », inauguré en 1932 par le gouverneur français, Kalyan, devenu la «Résidence du Haut Plateau » puis, la «Maison de la retraite » gérée par une association de bienfaisance. Transformé selon les circonstances en Musée, il accueille une maison de repos pour retraités, une école, une pisciculture paysanne et un centre de soins.  A l’intérieur du bâtiment, plusieurs salles d’exposition d’objets hétéroclites, des gravures et des photos historiques surtout. Trône au milieu, dans un coin de la salle, l’histoire de la téléphonie, puis un antique moteur à tourner des films avec sa bobine. La première séance de cinéma aurait eu lieu à Antananarivo en 1939, dans la salle «Eden » avec 1 franc pour billet d’entrée, selon la gérante, Mme Solange, une belle métisse malgache.

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Perdus entre des dizaines de «pousse-pousse » arborant chapeau et badge à l’effigie de l’UPF, le père et le fils se suivent dans les dédales d’Antsirabe, portant leurs lourds fardeaux humains. Direction le «Centre thermique », puis la «Gare routière » désaffectée, ensuite, chez Joseph et sa «Maison de pierres précieuses ». De sa voix volubile, flanquée de son épouse Martha, une jolie métisse, il supervise la visite des lieux. Un tas de pierres précieuses, à l’état brut, dont un coquillage fossilisé, vieux de 220 millions d’années, selon ses dires. Puis, sont successivement énumérés, les quartzs hématoïdes, la Jade célestique, la tourmaline noire, et des tortues de mer, mais aussi le bois en paillasson, la topaze, le mica, le cristal, le bradorite, l’amazonite et l’obsidienne.

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Soufflant sous une température modérée, à 21° à l’ombre, Benoît le père et Bruno le fils, précédés et devancés par une myriade de «pousse-pousse », de retraverser toute la ville en pas de course pour rejoindre à l’autre bout de la cité, la «Fabrique de cornes de zébus». Une entreprise artisanale de type familial, qui se transmet depuis trois générations. De la dextérité, de la finesse et du raffinement. La maîtresse de céans, Mami, et son artisan Elisée, s’évertuaient à démontrer les différentes phases de domptage des cornes, ramassées dans les abattoirs de la ville. Le produit final, exposé dans une salle d’artisanat, est tout simplement époustouflant. Cuillères, louches, parures de femmes, objets de décorations, meublaient une salle de taille moyenne où les touristes de passage se payent quelques souvenirs.

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Retour à l’hôtel «Les Thermes ». Fin de cavale pour les pousse-pousse. Benoît et son fils, assis côte-à-côte, partagent un instant de fatigue, souffle à l’unisson. Demain, dès 5 heures du matin, les attendent un autre jour qui sera pareil à tous ceux qui se sont succédé jusque-là.


Carnet de voyage au Madagascar

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Quatre heures ! C’est ce qu’il a fallu pour avaler les 160 km qui séparent Antananarivo, capitale de Madagascar, à Antsirabe, deuxième ville du pays. Cette route sinueuse, serpentant entre les montagnes, avec des montées vertigineuses et des descentes abruptes, n’est pas recommandée aux cardiaques. Surtout avec tous ces nids de poule qui jonchent le trajet, les averses qui tombent sans crier gare et les ravins de plusieurs mètres descendant au dessus de fantomatiques villages tirés par les nuages. Tout au long de ce périlleux périple, quelques maigres étalages artisanaux, des files de gosses, sacs au dos et tenues bleues sur le maigre corps, se tapant des kilomètres pour rejoindre leur famille, malgré la violence des averses. De temps à autres, des couples aux habits trempés, marchands pieds nus, des bâtisses fermés, des marchands stoïques, sacs plastiques sur la tête.

 

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Arrivés aux environs de 2 heures du matin à l’aéroport d’Antananarivo, après un vol de dix heures par la compagnie malgache à partir de Paris pour certains, ou par la Kenya Airways pour d’autres en provenance d’autres régions d’Afrique, les journalistes et leur interminable convoi, ont eu du mal à s’ébranler. Trois heures d’attente, le temps de subir les assauts d’une meute de gosses dépenaillés, venus faire le tapine à 4 heures du matin. Sangsues  dont les voyageurs éreintés ont eu du mal à se débarrasser. Ultime étape, après une halte à Antananarivo, la ville d’Antsirabe, lieu des  45èmes assises de l’Union de la Presse Francophone (UPF).

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Accrochée aux flancs des montagnes, avec ses champs illimités de rizières où des paysans s’échinent à planter du riz à l’aide de charrues tirées par des zébus, Antananarivo, la capitale Malgache est un magnifique jardin suspendu. Elle est restée, malgré les siècles, prisonnière du temps, avec ses vestiges coloniaux et son incroyable métissage. Arabes, Indonésiens, Africains, Britanniques puis Français ont chacun eu le temps de la marquer de ses empreintes indélébiles. Avec une taille moyenne de 1, 65 mètre, les Malgaches sont de petits êtres, avec des traits asiatiques prononcés. L’extrême pauvreté  des Malgaches se lit sur leurs visages déteints, mais aussi dans ces longues processions pieds nus le long des routes, dans leur accoutrement, dans les rues en tuiles rouges, dans l’état défectueux des routes, dans ces nuées de gosses mendiants et ces multiples demoiselles à peine nubiles, accrocheuses jusqu’à la nausée. Mais ils restent un peuple travailleur et fier. Un euro équivaut à 3.430 ariary, la monnaie locale. Un hamburger coûte 14.000 ariarys, moins de 4 euros (1.600 UM).

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Après un repas copieux et un succinct briefing au restaurant-hôtel «Le Duc de la Ruche», direction Ambohimanga, avec son musée historique et sa forêt sacrée, classée en 2001 Patrimoine culturel mondial. C’est là où vécurent du 16ème au 18ème siècle, les Rois et les Reines qui ont fondé Madagascar. Le roi-bâtisseur, Andrianampoinimerina (1789-1810), puis ses successeurs jusqu’à la dernière reine, Ranavolana II, déportée par les Français en 1897. Accompagné par les explications nasillardes de Mme Ramangazon, l’un des nombreux guides du parc, le petit groupe qu’elle dirigeait a eu le loisir de visiter le Palais royale et le Palais d’été, conservés en l’état, malgré de nombreuses rénovations. Ensuite, la colline royale avec vue magnifique sur Antananarivo et sa forêt sacrée de 59 hectares. Le «Baldaquin du Roi», conservé en l’état et que des armées d’esclaves hissaient sur leurs épaules dans ses déplacements. La «Fosse à bœufs » où l’on parquait les animaux prêts pour l’abattage à l’occasion de rituels religieux ou de fêtes populaires offertes par la famille royale. Le Palais d’été de la reine, sa chambre à coucher, en bois de paillasson, comme tout le reste des bâtiments royaux, meubles classiques, style britannique, avec le «Miroir de la Vérité » offerte par la Reine Victoria d’Angleterre. La salle du conseil des ministres, avec son double encrier en argent et ses couvercles en forme de bouquins  miniaturisés. Ameublement sophistiqué, œuvre de Jean La Borde, un aventurier belge qui échoua dans les années 1800 sur les berges d’Antananarivo. Enfin, la chambre du roi et son lit suspendu au plafond et par lequel il accédait par de minuscules escaliers, presqu’invisibles. Là-haut, il écoutait les visiteurs que la Reine introduisait. S’il voulait recevoir le visiteur, il jetait une pierre et la reine entraînait son hôte dans une autre pièce, le temps que le roi descende de son perchoir. Si aucune pierre ne tombe, la reine éconduit le visiteur en lui disant que le roi est absent. Le nombre des ennemis poussait à cette prudence, soutient-on. On s’introduisait dans son palais en avançant le pied droit et on en sortait à reculons, le pied gauche devant.

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C’est là, dans cette ville d’Antsirabe, plus précisément à l’Hôtel des «Thermes » qui abrite les travaux de l’UPF et qui s’apprête à accueillir le Sommet de la Francophonie, que les Français avaient déporté en 1954 le Roi Mohamed V du Maroc. Son petit fils, Mohamed VI, hôte d’Antsirabe, s’apprête à y commémorer cet important pan colonial de l’histoire chérifienne.


Quel Trumperie pour quelle Mauritanie !

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Les félicitations empressées de la Mauritanie adressées au nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, semblent avoir trahi le trop plein de ressentiments éprouvés à l’égard de gouvernements américains successifs, qui n’ont cessé de régenter le monde et de s’immiscer dans les affaires intérieures des Etats. Ce côté trop «nationaliste » d’un Trump, dont le programme politique semble s’articuler autour du slogan «l’Amérique d’abord », a sans doute séduit certains dirigeants, dont certainement le pouvoir mauritanien, qui préfèrent régler leurs problèmes internes sans le contrôle moral d’un quelconque gendarme du monde. 

Avec la défaite d’Hillary Clinton et la victoire surprise de Donald Trump à la tête de la Maison Blanche, c’est peut-être la fin d’une certaine époque et d’une certaine façon de faire de la politique aux Etats-Unis. Exit les Démocrates, battus lors des dernières présidentielles. Exit aussi les Républicains, qui avaient fini par lâcher Trump dans le dernier virage. L’Amérique conquérante, gendarme du monde et parrain de guerre, pourrait bien laisser la place à une Amérique plus introvertie, plus tournée sur elle-même, moins intéressée par ce qui se passe dans le reste du monde. Une Amérique qui se soucierait plus de son développement économique et social, plus fermée aux immigrés et aux musulmans, qu’une Amérique qui se prendrait pour l’âme morale du monde qu’elle a déjà assez pervertie.
La Mauritanie, plus encore que beaucoup d’autres pays du monde, semble particulièrement avoir souffert de cette régence américaine et de ses immixtions dans ses affaires intérieures, notamment dans le domaine politique et celui des droits de l’homme. Une Hillary Clinton à la Maison Blanche n’aurait ainsi fait que maintenir la pression de l’Oncle Sam sur la Mauritanie, souvent épinglée, aussi bien par les Républicains que par les Démocrates.
Il faut dire que les relations entre la Mauritanie et les Etats-Unis d’Amérique ont connu des soubresauts tout au long de l’histoire politique des deux pays. Peu de gens se souviennent sans doute que la Mauritanie avait rompu avec les Etats-Unis en raison de leur participation à l’agression sioniste de juin 1967. En 1991, nouvelle rupture diplomatique entre la Mauritanie et les USA lorsqu’Ould Taya se rangea du côté de l’Irak. Pour se réconcilier avec Nouakchott, Washington exigea que la Mauritanie normalise ses relations avec Israël, accepte le processus de paix au Moyen-Orient et  rompt ses relations avec l’Irak. L’embellie de l’axe Nouakchott-Washington-Tel Aviv était d’autant plus importante pour le régime de Ould Taya, qu’elle avait fait cesser la stigmatisation de la Mauritanie dans le domaine des droits de l’homme, tout en permettant la répression des Islamistes mauritaniens. Nouakchott fut ainsi la seule capitale arabe à n’avoir pas rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv pour protester contre Israël après l’éclatement de la seconde Intifada.
D’autre part, la Mauritanie représentait pour les Etats-Unis un point stratégique d’une importance capitale en tant que centre de contrôle de la montée de l’islamisme radicale en Afrique de l’Ouest, par sa situation sur le front atlantique et par ses gisements miniers.
Ainsi, parmi les avantages qu’ Ould Taya tira des relations privilégiées avec les Etats-Unis, et dont les dividendes furent recueillies par Mohamed Abdel Aziz, la prétention que son pays était à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme.
C’est dans ce contexte qu’il faudrait situer la condamnation par les USA du coup d’Etat contre Ould Taya en 2005 et la confiance renouvelée à l’armée par la suite, notamment au président Mohamed Abdel Aziz qui se présentera plus tard comme le champion de l’antiterrorisme par excellence.
Seulement, la rupture des relations avec Israël en 2009, allait précipiter de nouveau la brouille entre Nouakchott et Washington. En effet, le 3 mai 2009 allait éclater l’affaire du Chargé d’Affaires de l’ambassade américaine à Nouakchott, Denis Hankes, accusé d’avoir proposé à Ahmed Daddah «une aide financière moyennant la signature d’une charte ». Des voix s’élevèrent pour déclarer que « ce genre de diplomates ne peut plus rester chez nous » et d’autres s’indignèrent des «agissements irresponsables et subversifs du chargé d’affaires américain», allant jusqu’à soutenir que ce sont là, «la réaction des Etats-Unis à la fermeture de l’ambassade d’Israël à Nouakchott ».
Si certains hommes politiques demandèrent l’ouverture d’une enquête sur «cette immixtion du diplomate américain dans les affaires intérieures du pays», d’autres réclamèrent carrément son expulsion du territoire national. Mais ni le gouvernement mauritanien, encore moins l’ambassade américaine à Nouakchott n’avait réagi officiellement à cette affaire.>
Récemment, les relations entre le gouvernement Obama et le pouvoir de Nouakchott se sont de nouveau détériorés, avec les prix successifs accordés à Birame Dah Abeid président d’IRA, dont celui décerné récemment par le Secrétaire d’Etat américain, ainsi que ses audiences répétées auprès des plus grands représentants du Congrès et de la Maison Blanche. Les rencontres répétées de l’actuel ambassadeur Larry André avec les forces de l’opposition radicale, IRA, Touche pas à ma nationalité, les FPC de Samba Thiam, le FNDU, n’ont pas aussi plus au pouvoir de Nouakchott.
Avec Donald Trump aux commandes d’une Amérique où la politique étrangère risque d’être différente de toutes celles qui l’ont précédé, le régime de Mohamed Abdel Aziz se frotte les mains. D’où le message de félicitation empressé qu’il lui a adressé dès sa victoire à l’élection présidentielle. Son ancien conseiller à la communication, El Kounty, s’est même fendu d’un article saluant le «retour du discours nationaliste», comparant la victoire de Donald Trump, un novice en politique, à celle de Mohamed Abdel Aziz en 2009. Tous les deux auraient, selon lui, prouvé que le peuple soutient toujours les leaders nationalistes, même si leurs ennemis les taxent de dictatoriaux ou de véhiculer des discours populistes.


Situation des droits de l’Homme : la Mauritanie malmenée à l’international

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Les succès diplomatiques engrangés sur le plan international par le président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid, en exil forcé, semblent avoir fait mouche. Tiré de sa torpeur, le gouvernement mauritanien vient de déclencher une campagne diplomatique tous azimuts pour tenter de redorer son blason, alors que l’attend une épreuve difficile à Genève pour son passage à l’Examen Périodique Universel (EPU).

Khadijetout MBareck Fall, ministre déléguée chargé des Affaires Maghrébines, Africaines et des Mauritaniens à l’Etranger, vient d’être investie d’une mission difficile. Contrer la solide diplomatie de l’IRA sur le terrain miné des droits de l’homme en Mauritanie. Le réveil du gouvernement mauritanien a été en effet tardif, faisant perdre à son offensive toute l’efficacité requise. C’est surtout, l’audience accordée à Birame Dah Abeid à l’Elysée qui a déclenchée l’hallali. Depuis des jours, la ministre et sa délégation sillonnent l’Europe, des terrains de prédilection longtemps conquis par les cellules actives des antiesclavagistes et une diaspora négro-africaine aigrie par les tracasseries administratives et un enrôlement biométrique génocidaire. Quelques semaines auparavant, le gouvernement mauritanien avait organisé  à Paris une rencontre sur la réalité de l’esclavage en Mauritanie, sous la férule des «amis du Président Aziz » sur place. Cette rencontre de charme pour laquelle d’importants moyens financiers ont été débloqués, n’a apparemment pas donné les résultats escomptés. D’où le renfort de la ministre déléguée Mint MBareck Fall, épaulée par les ambassadeurs en poste en Europe. Par delà les rencontres informelles qu’elle a animées à Paris, à Bruxelles et à Amsterdam, sous couvert de recensement des problèmes  des ressortissants mauritaniens, quelques rendez-vous privés lui auraient été concoctés avec les dirigeants de ces pays.
Les violations des droits de l’Homme en Mauritanie viennent ainsi d’être sanctionnées par un Rapport très sévère du groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire qui somme la Mauritanie a verser des dommages et intérêts à Birame Dah Abeid, Brahim Bilal Ramadan et Djiby Sow pour détention arbitre, ainsi que l’ouverture d’une enquête sur leur détention en novembre 2014.
Une autre délégation de l’ONU sur la torture vient également de quitter le pays, suite à plusieurs plaintes de détenus, dont les 13 cadres et militants d’IRA.
Toute cette avalanche de mauvais points enregistrés par la Mauritanie sur le plan des droits de l’homme rend encore plus périlleux la mission dévolue à ses représentants, invités à  se prononcer devant leurs pairs à Genève pour répondre des engagements que le gouvernement avait pris lors du dernier EPU de 2015. L’évaluation de la Mauritanie aux termes de la deuxième séance en cours risque d’être négative et la Commission nationale des droits de l’homme mauritanienne risque ainsi d’être déclassée.