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Monsieur le Président Mohamed Abdel Aziz : «il y a une vie après la présidence !»

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Je n’ai pas assisté au dialogue politique. L’une des raisons est que je n’étais pas présent à Nouakchott lors de son démarrage. L’autre raison est que, même si j’étais à Nouakchott, je n’y aurais pas posé le pied, même pour des raisons professionnelles. En tant que journaliste, j’aurais dû y assister, ne serait-ce que pour exercer mon métier, celui que je pratique depuis une vingtaine d’années, en donnant un éclairage à l’opinion sur les tenants et aboutissants de ce dialogue, sur ses coulisses, sur ses empoignades, sur ses hommes… Seulement, mes convictions personnelles ont été les plus fortes.

Car ce dialogue, je ne le sentais pas. Ou plutôt, j’y sentais des choses pas trop catholiques. Puis, je me suis dit, que ce n’est pas un dialogue, mais un monologue, car pour faire un dialogue, c’est comme l’électricité, il faut un PLUS et un MOINS, le pouvoir et ceux qui le contrent, pas ceux qui le caressent dans le sens du poil, l’accueillent à bras ouvert dans ses tournées carnavalesques, le rencontrent en catimini au milieu de la souffrance du peuple, ou ceux qui cherchent leur part du gâteau ou une garantie de reconnaissance factuelle.

Puis au milieu du grand doute, je me suis demandé pourquoi un dialogue à tout prix, de la part d’un régime qui achève définitivement son mandat dans trois ans ? Et pourquoi, en faisant des pieds et des mains, pour écarter les «empêcheurs de tourner en rond » ? Et la réponse commence à filtrer. Ce dialogue aurait pour finalité une reconduction ad vitam aeternam  du président actuel, Mohamed Abdel Aziz. Certains chercheraient même à en faire non plus un Président d’une République démocratique, mais un monarque qui régnerait à vie, puis céderait le trône à sa descendance. Le comble de l’avilissement pour un pays qui, pendant un laps de temps, 2005-2007, avait fait rêver le monde et l’Afrique, faisant même des jaloux chez les Arabes.
Et j’entends de vieux routiers de la compromission politique ânonner que Mohamed Abdel Aziz n’a même pas encore entamé un seul mandat, parce que certains perturbateurs ne l’ont pas laissé «travailler ». D’autres soutiennent qu’après Mohamed Abdel Aziz, il n’y aura plus tout simplement de Mauritanie, car il serait le seul à pouvoir diriger le pays. Et si cette assertion, comble de l’hypocrisie provient d’érudits, l’affaire devient plus inquiétante. C’est comme s’il est devenu plus indispensable que le Prophète Mohamed (PSL) qui a pourtant quitté le monde, alors que l’Islam en était à ses premiers balbutiements. Selon cette logique de l’homme indispensable, l’Islam n’aurait jamais pu devenir la troisième religion du monde, si des hommes comme Abu Bakr, Omar Ibn Khattab, et les autres, n’avaient pas repris le flambeau et hissé le drapeau de l’Islam sur le toit du monde.
Je dirais au président Mohamed Abdel Aziz qu’il n’est pas indispensable, ni irremplaçable. La Mauritanie compte assez d’hommes valeureux, compétents, intègres et patriotes pour redresser tout ce que son régime a malheureusement foutu en l’air : l’unité nationale, la cohésion sociale, la justice, l’éducation, la santé, les infrastructures de base, la probité et le patriotisme. Après dix ans de pouvoir, auxquels il faut ajouter les années où il tirait les ficelles du pouvoir derrière Sidi Cheikh Abdallahi, il est temps qu’il rende le tablier. Car, il n’est pas condamné à être Président de la République. Il n’y rêvait même pas. Par ailleurs, il y a une vie après la présidence. S’occuper de ses petits enfants, fructifier ses immenses biens tirés d’une si longue gouvernance absolue à la tête de la Mauritanie, profiter de la retraite pour découvrir le monde, chercher s’il peut briguer un mandat international… Bref, faire comme Barack Obama, qui aurait bien voulu rester Président des Etats-Unis, ou comme Mandela, ou, comme tous ces chefs d’Etat qui ont quitté le fauteuil à la fin de leur mandat. La raison est qu’ils ne le peuvent pas tout simplement, par respect pour leur peuple et parce que la Constitution de leur pays le leur interdit.
L’exemple d’un Denis Sassou NGuessou, d’un Ali Bongo ou d’un Kabila, n’est pas la meilleure voie pour instaurer la paix et la stabilité dans les pays, si tant est que Mohamed Abdel Aziz se soucie de la paix et de la stabilité en Mauritanie. Ceux qui le conseillent de rester le font uniquement pour leur propre intérêt, pas celui du pays et de sa population. En cherchant à le maintenir vaille que vaille, ils ferment l’opportunité extraordinaire qu’offre la Constitution mauritanienne dans la transmission pacifique du pouvoir. Ils le poussent vers un autre 3 juin ou un autre 5 août, avec d’énièmes tentatives de putsch et un éventuel bannissement, faisant vivre la Mauritanie dans un éternel recommencement à zéro, une énième mise au banc de la communauté internationale, l’énième défilé des Safaga qui aujourd’hui le hissent aux cieux et demain le clouent au pilori en sortant dans la rue pour le dénigrer et applaudir les nouveaux maîtres du moment. Je crois que les Mauritaniens ne veulent plus vivre ces images et aspirent à une véritable démocratie avec de véritables cadres soucieux de l’avenir de leur pays et de leur population.
Monsieur le Président ! Fuyez ! Prenez le large, pendant qu’il est temps. Ne devenez pas un président honni, chassé et forcé à l’exil, jeté comme une bouteille à la mer, obligé de vivre en paria, comme Blaise Compaoré ou ton ancien protecteur, Maaouiya Sid’Ahmed Taya. Comme vous, il avait succombé aux sirènes mensongers de vos actuels faux supporters !


Le prix de la traîtrise !

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Chaque fois qu’un dissident d’IRA se manifeste, on sent aussitôt, la main généreuse du système derrière. Alors qu’il est pauvre comme job, incapable même de se payer un cure-dent, comme notre cher Faqih d’IRA, connu pendant des années pour son unique Dar’a bleu qu’il trimballait dans toutes les occasions, on lui prend une salle dans un hôtel.

Alors que les partis les plus structurés ne parviennent pas à décrocher une autorisation pour une conférence de presse, cette autorisation lui est délivrée en un clin d’œil. Alors qu’on interdit aux organisations structurées toute manifestation publique, on accorde cette faveur à un dissident. Le Faqih Mohamed Vall Ould Lebchir, tiens on n’a jamais su qu’il avait un père ! Pour cause, on l’a toujours appelé Mohamed Vall, du temps où il distribuait les insultes à l’égard des Bidhanes et de leurs Fouqahas. A-t-il les moyens de se payer une salle, de décrocher facilement une autorisation pour une conférence de presse, de s’offrir une bonne dizaine de chaînes de télévision, de radios, de sites et de journalistes ? Que Nenni.
Par ailleurs, Mohamed Vall, le Faqih d’IRA, n’est-il pas sous la coupe d’une excommunication ? N’était-il il pas, il y a juste quelques jours, sous la visière des sites à la solde des renseignements généraux et des extrémistes, pour sa propagande en faveur du Chiisme ? Ont-ils subitement oublié, ses sorties incendiaires contre le régime de Ould Abdel Aziz et ce qu’il représente ?

En fait, quitter IRA est devenu un commerce lucratif, un visa d’entrée gratuit dans les cercles du pouvoir. Et les RG y travaillent jour et nuit. En contrepartie de promesses alléchantes, rares sont en effet ceux qui savent résister. Il faut dire que le choix est tentant. Qu’offre IRA et qu’offre le pouvoir ? Le premier n’offre qu’un travail volontaire sans contrepartie, avec en prime, les brimades, les emprisonnements, la torture physique, la perte d’un emploi, le chômage ou la fermeture d’une affaire. L’autre t’offre la possibilité d’avoir un marché, d’obtenir le récépissé d’une organisation, d’intégrer la cohorte des Haratines de service pour des voyages à New York, Genève ou Banjul pour soutenir la thèse officielle de l’inexistence de l’esclavage, d’être épargné des désagréments d’une vie de combattant pour la cause esclavagiste, d’être tranquille et de vivre lâchement en sachant que plusieurs de tes semblables vivent encore sous les chaînes de la servitude et que plusieurs de tes camarades de lutte se font tabasser et embastiller.

Quitter IRA est devenu ainsi plus important que toutes les propagandes en faveur de la foi Chiite. Combattre l’Islam sunnite en Mauritanie devient moins dangereux que de militer au sein de l’IRA.

En fait, Mohamed Vall ne fait que suivre la même voie que celle empruntée par la cohorte de dissidents harratines qui ont battu pavillon pour rejoindre les prairies vertes d’un pouvoir qui continue à les mépriser et à mépriser leur communauté. Hier, diable en personne, source de dérision sur les maigres plateaux de télévision privées où il était parfois convié pour crever l’audimat, Mohamed Vall, le Faqih d’IRA, est devenu subitement un héros national. Trahir une cause que l’on défend depuis plusieurs années devient une source de subsistance pour les ambitieux.

Et Mohamed Vall d’entamer une nouvelle carrière et de traire sa nouvelle vache nourricière. Insulter IRA et son combat. Insulter son président et ses cadres. Faire de la critique des anciens compagnons de route, dont certains injustement emprisonnées, une source de subsistance et de promotion. Le prix de la lâcheté !


La décapitation d’IRA ou la danse des esclavagistes !

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Ils se frottent aujourd’hui tous la main…Les Ehel Bouh, les Ehel Abdallah, les Ehel Mohamed Salem, et tant de familles esclavagistes qui en ont toujours voulu à des mouvements, comme SOS Esclaves ou comme IRA, pour les avoir traînés pour la première fois devant les juridictions. Aujourd’hui, ils sont heureux de la revanche sur ces mouvements, servis par un Etat qui a décidé de mettre toute sa machine répressive et judiciaire au service de  l’ordre esclavagiste, assuré dorénavant de toute la plénitude de son pouvoir nocif.
En décidant de décapiter le mouvement IRA, en prenant en otage tout son bureau exécutif, le régime poursuit un scénario d’épuration qui vise à assurer à sa coterie esclavagiste la tranquillité de son ordre tutélaire. Et cela a demandé un véritable conseil de guerre avec pour exécutants, les renseignements généraux et le ministère de la justice qui coiffe une armée de procureurs et des juges mis au pas.
Comme il ne suffisait pas de condamner à de lourdes peines les militants d’IRA, on les éloigne aujourd’hui à plus de 1.000 Km de Nouakchott, loin de leurs familles, de leurs avocats, de leurs juges naturels, mais surtout de toute structure de santé. En plein désert, dans la prison de Bir-Moghreïn, ils purgeront une réclusion forcée, dans ce qui s’apparente à un nouveau mouroir pour opposants politiques. Ce qui augure déjà du verdict attendu à l’Appel. Un recours qui une fois de plus se passera hors de leur juridiction naturelle, c’est-à-dire Nouakchott. L’intention des autorités politiques, dont la justice n’est que la main armée, est désormais claire. Tuer le mouvement IRA et vouer son président à un exil forcé.
Les militants d’IRA vivent ainsi le drame d’un pays qui fait du surplace depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en 1978. Un pays qui semble dénué de toute mémoire et qui porte son histoire comme Sisyphe porte son rocher. L’esclavage est un tabou que les régimes successifs en Mauritanie entretiennent comme un patrimoine culturel intangible dont les pourfendeurs sont voués aux fers et aux cachots.
Dans les années 80, ce sont les membres du mouvement El Hor qui ont été traînés devant les tribunaux pour avoir protesté contre la vente d’une esclave à Atar. En 1998, ce sont deux avocats, Me Brahim Ebetty et Me Fatimata MBaye, ainsi que deux défenseurs des droits de l’homme, le Pr.Cheikh Saad Bouh Kamara, président à l’époque de l’AMDH (Association mauritanienne des droits de l’homme) et l’architecte Boubacar Messaoud de SOS Esclaves, qui ont été mis aux bancs des accusés, alors qu’ils luttaient pour la promotion des droits de l’homme et l’éradication de l’esclavage. Ils ont été inculpés pour un documentaire diffusé sur France 3 parlant de l’esclavage en Mauritanie. Le magistrat qui avait jugé l’affaire, Sidi Ali Ould Bijaye, face à son refus d’entendre les deux femmes esclaves objets du reportage, Aïchana Beilil et MBarka, aura l’argument suivant : «pour moi, l’esclavage n’existe pas parce que la loi (1980) le dit. Il est inutile d’en parler. Ce dossier de l’esclavage est clos, il est définitivement réglé. La seule chose qui nous intéresse est de savoir s’il y a eu faux ou non…Vérifier si une femme est ou non, a été ou n’a pas été esclave, n’a aucune utilité. L’esclavage de toutes les façons, n’existe plus depuis son abolition en 1980.  Le problème est réglé une fois pour toutes. Nous, Magistrats, nous avons le devoir de sanctionner tous ceux qui sont déferrés devant nous et accusés d’esclavage. Mais en dehors de cette circonstance, nous, Magistrats, n’avons pas le droit de parler d’esclavage, parce qu’il n’y en a plus, par l’effet de la loi…Il est juridiquement interdit de parler de l’esclavage comme pratique existant » (In Lettre hebdomadaire de la FIDH de février 1998 – Benedicte Chesnelong, avocate et chargée de mission du bureau exécutif de la FIDH sur sa couverture du procès).
Seize  années plus tard, il fallait se rendre à l’évidence. Le système esclavagiste démontre qu’il reste inexpugnable, malgré une batterie de dispositions juridiques et institutionnelles, telle la loi de 2007 criminalisant l’esclavage et l’élévation du fléau comme crime contre l’humanité dans la Constitution. A défaut de mettre les maîtres esclavagistes au pas, ce sont les antiesclavagistes qui feront les frais de la répression judiciaire.


Le dialogue des bénis-oui-oui !

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Le Palais des Congrès de Nouakchott a renoué avec son sempiternelle foire à dialogue. C’était jeudi 29 septembre dernier, après un dernier conseil des ministres et un ultime réglage dans les couloirs du palais présidentiel. Ni les forces de l’opposition réunis au sein du FNDU, ni la presse indépendante, n’ont été représentés. Les premiers ont choisi le boycott et les derniers ont été exclus, pour «rébellion» contre l’ordre des bénis-oui-oui.

Un dialogue bien dimensionné, taillé à la mesure du régime de Mohamed Abdel Aziz ! Voilà l’évènement phare qui a drainé plusieurs centaines d’invités au Palais des Congrès de Nouakchott, le jeudi 29 septembre dernier. Et c’est parti pour dix jours de conclave, dans un énième monologue parrainé par le pouvoir et dont seuls les alliés, ou quelques dernières recrues, ont voulu prendre part. Sans l’opposition radicale et surtout, sans la presse indépendante, dont les syndicats les plus représentatifs sont ainsi «punis» pour avoir osé se débattre dans leur dernière agonie. Ils avaient décrété la veille, une journée sans presse papier, pour protester contre l’acharnement du pouvoir à les réduire en silence.
Le décor a été ainsi planté par le président Mohamed Abdel Aziz et son gouvernement, en présence de quelques partis politiques conviés à la kermesse. L’évènement survient dans un pays où la méfiance s’est définitivement installée entre les deux principaux pans de la classe politique, la majorité et son opposition. Le tout au milieu d’un véritable assassinat officiel du peu qu’il restait d’indépendance de la justice et du peu de respect des droits de l’homme, dernier rescapé de la rectification de 2008. Tout autour de ce menu concocté dans les officines du pouvoir, un tas d’invités hétéroclite, une écrasante assemblée d’applaudisseurs, quelques anciens opposants essoufflés par une longue traversée du désert, des partis politiques, dont certains pourtant interdits, mais devenus subitement fréquentables.
L’ouverture du dialogue a été marquée par le discours du président Mohamed Abdel Aziz dans lequel il a réitéré la main tendue du pouvoir pour le dialogue avec tous les partis politiques. Il a annoncé également l’organisation d’un référendum constitutionnel pour garantir l’application des résultats du dialogue.
Bâ Mamadou Soma dit Ballas, président du parti Arc-en-ciel a prononcé pour sa part un discours dans lequel il a plaidé pour la cause de sa communauté, les Négro-africains, objets selon lui d’une discrimination tacite, évoquant la situation désastreuse des populations de la Vallée, notamment les conditions difficiles des rapatriés, le difficile accès de ses populations à leurs biens, et même à leur état-civil.
Un discours qui soulèvera un véritable tollé dans la salle, l’intervenant se voyant de traiter de raciste et sectaire.
Une coalition de partis de la majorité profitera de la mauvaise organisation de la rencontre pour annoncer son retrait des assises, fustigeant l’attitude méprisante avec laquelle ils ont été traités.
A noter que trois dissidents du FNDU se sont ralliés au camp du dialogue. Ils ont été brandis comme un trophée par le pouvoir en place, voyant dans leur participation, l’échec du FNDU. Ces trois personnalités n’occupaient d’ailleurs, selon les observateurs, que des postes mineurs de responsabilité. Il s’agit de l’ancien diplomate Mohamed Vall Ould Bellal, ancien Secrétaire exécutif au sein du FNDU, de Mahfoudh Ould Dadach, ancien ministre et ancien Secrétaire exécutif représentant le pôle des personnalités indépendantes au sein du FNDU, et enfin, Sidi Mohamed Ould Said.
Lors du dialogue de septembre 2015, quelques défections avaient aussi émaillé les rangs du FNDU, sans que la présence de ses transfuges n’ait changé par la suite,  le rapport de forces entre le pouvoir et l’opposition.
Le Chef de file de l’opposition démocratique, Hassan Ould Mohamed,  dit ne pas comprendre «le sens d’un dialogue politique inclusif dans lequel l’opposition est complètement absente ».  Pour Moustapha Ould Beddredine, figure de proue du parti UFP (Union des forces du progrès), l’une des principales forces du FNDU, «ce dialogue va donner davantage à Mohamed Aziz des forces pour mieux détruire le pays et spolier ses richesses ». Il considère que ce conclave qui bat son plein au Palais des Congrès avec plus de cinq cent invités, n’est qu’un «rendez-vous amoureux entre Aziz et ses partisans».

ENCADRE

La feuille de route des dialogueurs
Une feuille de route a été établie autour de quatre axes essentiels autour desquels devront s’engager les débats.
1- Politique et dispositions électorales
Ce point suggère de capitaliser les résultats du dialogue de 2011, boycotté par le FNDU. Il propose également des élections législatives anticipées, la révision des règles de la proportionnelle ainsi que la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Les assises devront également étudier la proposition faite par le Président Aziz lors de sa visite à Néma relative à la création de conseils régionaux et la dissolution du Sénat. Il s’agira également de revoir les textes créant le Chef de file de l’opposition démocratique, de revisiter la loi sur les partis politiques et leur financement, mais aussi de débattre de la décentralisation.

2-Transparence dans la gestion des fonds politiques
Ce dernier point stipule quelques réformes constitutionnelles et propose de revoir le fonctionnement de certaines institutions, comme la création d’un poste de Vice-président de la République, la révision de l’article 26 relatif à l’âge limite d’éligibilité à la magistrature suprême (fixé à 75 ans dans la présente Constitution), la révision des symboles de la nation (drapeau et hymne national), la réforme du Conseil constitutionnel, du Conseil économique et social, du Haut conseil islamique et du Médiateur de la République, la représentativité des régions au sein du Parlement et la question du Sénat.

3-Etat de droit et justice sociale
Les parties prenantes au dialogue ont proposé un débat sur le principe de séparation des pouvoirs, la réforme de la justice, la liberté individuelle et collective, l’administration publique, l’accès aux médias d’État, l’unité nationale et la cohésion sociale, la sécurité et la lutte contre le terrorisme, la discrimination positive, la lutte contre les séquelles de l’esclavage, le  règlement du Passif humanitaire et l’Etat-civil.
Dans ce point seront aussi abordés, le besoin d’asseoir une armée républicaine, la question de l’emploi, la propriété foncière,  le tarissement des sources de financement et la lutte contre les organisations vivant de propagandes nuisibles au pays. Seront aussi débattus le problème des Mauritaniens vivant à l’étranger, la révision des objectifs et des programmes de l’Agence Tadamoun pour la lutte contre la pauvreté, les séquelles de l’esclavage et l’insertion des réfugiés. Seront aussi discutés, la politique de santé, d’éducation et d’habitat, la politique agricole, environnementale et celle de l’eau, le tourisme, l’artisanat et les mines, la politique étrangère, la citoyenneté et le service militaire obligatoire.

4-Bonne gouvernance
Ce point porte sur le développement économique, la répartition équitable des richesses nationales, la bonne gouvernance dans la gestion des ressources humaines, la révision des accords dans le domaine des pêches et des mines, l’appui au programme EMEL, la révision des grilles salariales, la création d’un observatoire pour la transparence des marchés publics.