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PMDE : un retour en force par la porte de la majorité présidentielle

C’est avec force que le président du Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement (PMDE), Mohamed Dellahy, signe son retour sur la scène politique nationale par la porte de la majorité présidentielle après une longue absence. Siège flambant neuf près du Carrefour Ould Mah au Ksar et conférence de presse populaire animée le lundi 28 août 2017 à l’hôtel Khatter de Nouakchott, en présence de partis de la mouvance présidentielle et de l’opposition dite dialoguiste.

Le président Mohamed Dellahy (boubou bleu et chemise noire) entouré de ses collaborateurs (Crédit photo Aidara)

Le président du Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement (PMDE), Mohamed Dellahy, a animé lundi 28 août dernier à l’hôtel Khatter de Nouakchott une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé son intention de réinvestir la scène politique nationale après un recul de quelques années. Ce que le président du PMDE n’a pas dit cependant au cours de sa rencontre avec ses militants et quelques journalistes, c’est qu’il fait son come-back politique en empruntant la porte de la majorité présidentielle après plusieurs années d’activisme dans les rangs de l’opposition.  En effet, très proche politiquement et familialement du défunt Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef de l’Etat sous la transition (2005-2007), Mohamed Dellahy se serait retrouvé orphelin après la disparition de l’ancien patron des services de renseignement sous Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, pour se rapprocher de son autre cousin, l’actuel président Mohamed Abdel Aziz. Seulement, Mohamed Dellahy n’est pas de ses hommes politiques qui mettent en avant leurs liens familiaux pour ne pas «dire ce qu’il pense »témoigne en substance, sous le sceau de l’anonymat, l’un de ses proches collaborateurs qui ajoute, «cela, il l’a déjà prouvé lors de son parcours précédent où il a souvent défrayé la chronique».

Aujourd’hui lancé sous la bannière d’un soutien indéfectible au pouvoir actuel, Mohamed Dellahy compte cependant rester un homme politique avisé, qui refuse de se lancer dans «une position partisane illuminée qui ne sert ni les objectifs grandioses du président de la République ni la réalisation de ses ambitions pour le pays ».

Il prône ainsi un apaisement de la scène politique, en demandant au pouvoir «d’ouvrir les canaux d’un dialogue national pour que tous les acteurs politiques puissent redéfinir de nouvelles bases pour une concertation nationale à même d’assurer le consensus ». Il exhorte également l’opposition «à abaisser la barre de ses revendications ».

Mohamed Dellahy qui déclare placer l’unité nationale et la cohésion sociale au cœur de ses préoccupations, fait aussi partie de ceux qui croient que l’armée a un rôle à jouer, même en politique, et que son avis doit être pris en compte dans le puzzle national.

Répondant à une question sur l’Affaire Ould Ghadde, le président du PMDE estime que l’ex-sénateur Ould Ghadde comme tout autre citoyen doit se conformer à la loi, trouvant que «ses relations outre-frontière avec des forces qui cherchent à déstabiliser le pays sont condamnables »

Plusieurs orateurs, dont Isselmou Ould Moustapha au nom de la majorité, ont salué le retour du PMDE dans le giron du pouvoir, même si Isselmou Ould Hanefi, connu pour sa verve a secoué le cocotier en soutenant que «la majorité en réalité, ça se dit Mohamed Abdel Aziz » déniant aux autres partis qui se disent de la majorité présidentielle «le moindre rôle dans la réalisation de la politique générale du président de la République ».

A noter que le PMDE, parti créé en 2003, avait mobilisé son bureau exécutif pour les besoins de la conférence de presse ainsi qu’un agréable personnel d’accueil. Un seul parti de l’opposition dite dialoguiste avait assisté à la rencontre, le parti Arc-en-ciel, représenté à l’occasion par son vice-président Souleymane Samba Vall.

Cheikh Aïdara

Une partie de l’assistance (Crédit photo Aidara)


Mohamed Salem Dah, Président du SJM : «Ni charge ni arrestation contre des journalistes »

Le Président du Syndicat des Journalistes de Mauritanie (SJM), Mohamed Salem Ould Dah, alerté par plusieurs rédactions alors qu’il se trouvait hors de Nouakchott au moment de l’interpellation de certains confrères journalistes, déclare avoir rejoint aussitôt la Capitale pour s’enquérir de la situation.

Mohamed Salem Dah, président du SJM (crédit photo : google)

«Je me suis rendu directement à la Direction Générale de la Sureté Nationale, où après quelques contacts, j’ai été autorisé à rencontrer les confrères interpellés », selon ses propos.

D’ajouter «à mon arrivée, Moussa Samba Sy, Directeur de Publication du Quotidien de Nouakchott et son rédacteur en Chef Jedna Deida qui est en même temps Directeur de publication du site Mauriweb, ont été relâchés. Il ne restait sur place pour interrogatoires que les confrères Aminata Bâ, gestionnaire du site Cridem et son webmaster Babacar Baye Ndiaye». Mohamed Salem Dah affirme s’être enquis de leur situation et qu’ils lui ont déclaré n’avoir subi aucune contrainte.

«Je me suis entretenu avec le commissaire responsable de la Direction des crimes économiques sur les raisons de l’interpellation de nos confrères. Il m’a confirmé qu’ils ne sont pas en état d’arrestation et qu’aucune charge ne pèse sur eux » a souligné le Président du SJM. Selon lui, le policier lui a expliqué que les confrères sont tout simplement entendus dans le cadre d’une enquête, que deux d’entre eux ont été libérés et que les deux autres le seront aussi dans les prochaines heures.

Cheikh Aïdara


UFOA 2017 : encore un Mali-Mauritanie à relent de revanche

Après avoir été éliminés par la Mauritanie aux portes du CHAN 2018 où ils se voyaient déjà propulsés, les Maliens devront de nouveau affronter les Mourabitounes pour les phases finales de la Coupe de l’UFOA prévues du 9 au 24 septembre prochain au Ghana.

Les Mourabitounes locaux (Crédit photo FFRIM)

Cette compétition concernera, comme pour le CHAN, les équipes nationales composées uniquement de joueurs locaux. Pour dire, que les poulains de Djibril Dramé (sélectionneur des Aigles du Mali) et les protégés de Corentin Martins (sélectionneur des Mourabitounes) croiseront de nouveau le fer, les uns pour se venger d’une défaite encore toute fraîche, les autres pour confirmer qu’ils ont définitivement vaincu le «signe indien malien».

En tout, 16 équipes en poule de 4, sont concernées pour cette première phase à élimination directe (un seul match sans aller-retour).

Les huit nations qualifiées seront à leur tour divisées en deux groupes de quatre et les premiers de chaque poule joueront les demi-finales aux termes desquelles les finalistes seront connues.

Il faut rappeler que la Coupe de l’UFOA est une compétition de football à deux niveau, la Coupe UFOA des Nations qui regroupe les équipes nationales des Locaux des 16 pays membres et la Coupe UFOA des Clubs qui regroupe les meilleurs clubs des championnats affiliés à l’Union des fédérations ouest-africaines de football qui ne sont pas qualifiés pour des compétitions de la Confédération africaine de football (CAF).

La Coupe UFOA des Clubs, aussi connue sous le nom de Coupe Général Eyadema, a été créée en 1977. La première équipe à avoir remporté le tournoi était le Stade d’Abidjan. Entre 2001 et 2008, la compétition a été interrompue et a repris en 2009. La dernière édition, celle de 2017 a été remportée par l’AS Tanda, un club ivoirien, devant l’US Gorée de Dakar, lors d’un mini-tournoi à 4, avec les Ghanéens de Wa All Stars et les Libériens de Barrack Young Controllers.

La Coupe UFOA des Nations a été reprise par l’UFOA en 1981, alors qu’elle s’appelait «Coupe d’Afrique de l’Ouest des Nations » plus connu sous le nom «Coupe CSSA des Nations » ou Coupe du Conseil Supérieur des Sports en Afrique, une ancienne compétition fondée en juin 1965 à Brazzaville. Abandonnée en 1987, elle reprendra cours en 2001 puis abandonnée de nouveau en phase finale suite aux évènements de Côte d’Ivoire qui l’abritait.

Invités à prendre part à la Coupe UFOA en 2013, les locaux de la Mauritanie avaient finalement désisté. La coupe a été remportée par les Super Stars du Ghana devant les Lions du Sénégal.

Le Ghana avait remporté toutes les coupes de l’UFOA en 1982, 1983, 1984 et 1986 devant le Togo, puis en 1987 devant le Libéria.

Cheikh Aïdara

TOUS LES GROUPES DE LA COUPE UFOA 2017

GROUP A

Ghana vs. The Gambia

Nigeria vs. Sierra Leone

Mali vs. Mauritania

Guinea vs. Guinea-Bissau 🇬🇼

GROUP B                   

Senegal vs. Liberia

Burkina Faso vs. Niger

Côte d’Ivoire vs. Togo

Benin vs. Cape Verde


CHAN 2018 Mali-Mauritanie : De la réserve malienne, personne n’en parle à Bamako !

Vingt-quatre heures après la cuisante défaite de son équipe nationale des Locaux face à la Mauritanie, le samedi 19 août 2017 lors du dernier match retour qualificatif au CHAN 2018 au Kenya, la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) avait porté réserve contre deux joueurs mauritaniens. Mais de cette réserve, aucun organe de presse malien n’en parle à Bamako.

le corps arbitral du match Mali-Mauritanie (Crédit photo : Maliweb)

Au Mali, aucun organe de presse ne parle de la réserve portée par la Femafoot contre la Mauritanie après le revers subi le samedi 19 août 2017 par son équipe nationale des Locaux, comme si le monde sportif malien a déjà tourné la page du CHAN, laissant à ses dirigeants en fin de mandat le plaisir d’un rêve.

La Femafoot espère désespérément gagner sur tapis vert, ce que ces internationaux locaux ont été incapables d’obtenir pendant 90 minutes sur la pelouse du Stade Modibo Keïta de Bamako. Une réserve d’autant plus chimérique que Dellahi et Palaye, visés par les dirigeants maliens, ont rompu leur contrat avec les Luthuaniens et évoluent actuellement au FC Nouadhibou, contrairement aux allégations des Maliens qui soutiennent qu’ils n’évoluent dans aucun club en Mauritanie.

Ce dont on parle avec intensité actuellement dans la presse malienne, c’est surtout de la prochaine Assemblée générale de la Fédération malienne de football prévue le 8 octobre prochain et le départ programmé de Boubacar Baba Diarra, l’actuel patron de la Femafoot, au profit de l’un de ses trois adversaires, Mamadou Touré dit Bavieux, Alassane Souleymane ou Salah Baby. L’inspecteur de police Boubacar Baba Diarra, compte-tenu de son bilan mitigé à la tête de la fédération, n’est pas en effet candidat à sa propre succession.

Du match Mali-Mauritanie couronné par le double exploit des protégés de Corentin Martins, «battre le Mali à domicile et se qualifier au CHAN », la presse malienne ne retient en fait que les incidents qui ont émaillé la rencontre et la défaillance des forces de sécurité. Les Maliens seraient ainsi réputés être de mauvais perdants car les mêmes débordements auraient également marqué la rencontre qui avait opposé le Mali au Ghana.

«Manque de compétence» et «médiocrité» ont été les termes utilisés par la presse malienne pour fustiger la Commission de sécurité dirigée par le Commandant Mohamed Samaké dit Mao. La gravité des évènements a atteint, selon les confrères maliens, un seuil inimaginable, «obligeant les joueurs adverses et le corps arbitral à passer la mi-temps sur la pelouse». Et de conclure que le Mali, en plus d’avoir perdu sa qualification au CHAN 2018 court le risque de sanctions sévères de la part de la Confédération africaine de football (CAF).

Cheikh Aïdara